lundi 26 décembre 2016

lever de soleil et retour des pêcheurs

Nous voilà rentrés d’Alicante, juste le temps de faire de petites courses pour le réveillon de Noël, que nous avons voulu très calme. Le lendemain de l’envoi de ma dernière chronique, le soleil est réapparu sur la Costa Blanca. Juste ce qu’il fallait d’abord pour dissiper les nuages, rehausser la température et me permettre de faire ma promenade du matin. Le changement était incroyable, les rues étaient d’une propreté rare puisque tout avait été emporté vers le bas du village c’est-à-dire en bord de plage.  Le petit ruisseau au fonds du ravin près du centre historique est devenu une rivière où des dizaines de canards s’en donnent à cœur joie. Seule la plage porte les stigmates du déchaînement des jours précédents : détritus de toutes sortes jonchent la promenade et le sable. Mais déjà les balayeurs de rue sont au rendez-vous, ils travaillent en courant comme si leur survie en dépendait. En fait tout doit être fait pour que la ville soit agréable. Noël est sacré en Espagne, rares seront ceux qui travailleront les derniers jours et sans doute les balayeurs veulent-ils en finir au plus vite.
Le mercredi, la température atteignait 24 degrés et nous mangions en terrasse (ce fut le cas tous les jours suivants). Le jour de notre départ le thermomètre affichait 28 degrés
Nous avons vécus deux moments assez exceptionnels. D’abord le jeudi soir, nous avons été au port vers 17 h, juste pour le retour des bateaux de pêches. Nous voyions ces marins harassés de fatigue nous expliquant être en mer depuis 5 heures le matin, sortir le fruit de leur pêche (c’est un des ports de pêches le plus importants de la côte méditerranéenne espagnole), dérouler les filets pour les réparer pour le lendemain, nettoyer bateau et outils divers, pendant que dans le hall de vente les propriétaires de bateau négocient la vente de leur pêche avec les dizaines de commerçants ou restaurateurs qui embarquent aussi vite leur achat dans des camions frigo venus parfois de 300 km à la ronde. Des gens sont là avec des seaux et munis de longues épuisettes. Ils essayent de prendre les mouettes de vitesse et ramassent les poissons tombés à l’eau ou sur le sol. C’est la cohue et certains irritent les pêcheurs en voulant monter à bord pour ramasser les poissons qui y traînent encore. Un vieil homme s’est rempli un seau de plus de 10 kg de petits poissons, surtout des rougets. Quand je lui demandais ce qu’il comptait en faire, « comer » (manger) m’a-t ‘il répondu, me regardant comme s’il avait affaire à un idiot. Je me demandais quand même combien il pouvait être dans cette famille pour manger une telle quantité de poissons.
Ensuite le vendredi matin, Marlène s’est levée avec moi vers 6 h 30 pour découvrir ma promenade matinale et assister au lever du soleil. Quand nous sommes arrivés sur la plage des étudiants, je voyais la ligne rougeoyante qui se faisait pressante. J’ai dit à Marlène : « mets tes lunettes de soleil, ça va être maintenant ». Elle a ri mi surprise, mi incrédule. Mais elle avait juste chaussé ses lunettes que le soleil faisait son apparition, d’abord un petit quartier mais très vite un plus grand et en moins de dix minutes, tout le rond du soleil était visible et montait lentement mais sûrement dans le ciel. Au début, il est rouge mais pas trop éblouissant, ensuite il jaunit, devient plus fort, ses rayons s’élargissent et il devient impossible de le regarder « droit dans les yeux » je dirais. C’est un spectacle et un moment magiques, de ces instants rares qui vous font communier avec la nature et vous confirment dans cette idée que le monde vous appartient et que vous appartenez au monde. Derrière nous, vingt mètres plus haut, nous avions repéré un vieux chien qui avait posé ses deux pattes sur le mur de clôture et regardait vers l’horizon. Comme nous, il scrutait la ligne rouge et une fois le soleil levé, il s’en est allé l’air satisfait. Nous nous sommes dit que c’était sans doute là son rituel quotidien et qu’il était bien chanceux.
Quand on pénètre dans le vieux village, il y a une placette avec une église et un bar où l’on peut prendre un café dès 7h30 le matin. J’y avais déjà fait une halte de temps à autres. Cette fois, je l’ai fait chaque jour et la femme m’ayant reconnu, elle me devançait dans ma commande : « un solo ? » mi affirmatif, mi interrogatif. On appelle « un (prononcez oun) solo » un café sans lait, un « cortado » (coupé) un café avec lait. Si vous ne précisez rien d’autre, on vous servira de petits cafés. Si vous en voulez un plus grand, disons à la belge, vous demanderez un « americano ». Si vous souhaitez un déca, il vous faudra préciser « descafeinado de macchina » et éviter ainsi qu’on vous serve une eau chaude avec du café soluble. Bon, moi je ne devais plus rien dire puisque c’est la tenancière qui avec la voix enrouée des fumeuses me lançait « un solo ». Je m’installe en terrasse en m’arrangeant pour faire face à la petite maison bleue, d’une largeur de 4 m maximum, mais comportant 4 étages (sans doute une ou deux très petites pièces par étage) et surtout un minuscule penthouse avec une terrasse fleurie recouverte d’un toit de bambou. J’y imagine une chambre à la Van Gogh, une douche à l’italienne, peut être une kitchenette. Mais celle-ci n’est pas nécessaire, le café est servi à 1 euros dans les bars et les menus courants, entrée-plat-dessert, sont annoncés à 8,95€.  Je me plais parfois à m’imaginer dans cette petite cahute, regardant les passants sur la place, les fidèles entrant et sortant de l’église lors de la messe du dimanche ou à l’occasion d’un enterrement comme c’était le cas jeudi. Je me mettrais de temps à autre à l’ordi pour vous écrire mes chroniques du haut de ce minuscule cinquième étage sans ascenseur. Je me baladerais le matin le long de la plage et sortirais sans doute le soir jouer aux dominos avec les vieux du village avec qui j’écluserai ce vin noir qui sent la terre et le bois décomposé du vieux tonneau d’où le tire directement dans la même bouteille jamais rincée, la tenancière à la voix rauque
Entretemps, le monde continuait de ne pas tourner rond et un terroriste avait fauché des vies innocentes à Berlin. Je me suis demandé une fois de plus quand s’arrêtera cette violence aveugle, injuste, inadmissible. Quand j’ai appris qu’un jeune homme avait tué l’ambassadeur de Russie à Ankara en annonçant que « puisque vous tuez des innocents à Alep, nous tuerons les responsables russes partout où ils seront », je me suis dit cela c’est la guerre !! J’ai immédiatement pensé à l’attentat du métro Barbès à Paris en 1941 quand un jeune communiste signait l’entrée en résistance des jeunes français après l’attaque allemande de … l’Union Soviétique. L’histoire vous joue parfois de ces tours…..

Allei, la prochaine fois que je vous écrirai, nous serons en 2017, et après vous avoir écrit je me mettrai en route pour une semaine en Champagne avec mes enfants et petits-enfants. Passez des fêtes aussi belles que possible.

lundi 19 décembre 2016

1020 km au sud de Marseille

Cette fois, je suis à 1020 km au Sud de Marseille, donc beaucoup plus bas sur la méditerranée, dans la région d’Alicante dont je vous ai parlé au mois d’octobre. Mais contrairement à ce que m’avait annoncé Bégonia, ma belle-sœur,  quelques jours plus tôt, il fait mauvais, un temps tel que je n’en ai jamais vu depuis 23 ans que je fréquente le coin. C’est le déluge, la région Valencia-Alicante est en alerte orange. Des trombes d’eau s’abattent sur la terre, les toits et les routes transforment celles-ci en véritable torrent emportant tout sur son passage. Des coups de tonnerre d’enfer vous réveillent la nuit et les montagnes environnantes vous en renvoient leurs échos multipliés. Les cailloux et les terres des montagnes finissent par colorer la mer de brun. Hier, un habitant de Finestrat, voulant mettre sa voiture à l’abri du fleuve torrentiel qui avait pris la place de la route où il était garé a été emporté jusque la mer. Son naufrage a été filmé, on le voit fauché par la force de l’eau à hauteur de ses mollets, on assiste à ses tentatives de se redresser mais chaque fois l’eau est la plus forte, épuisé, il est emporté tel une brindille vers la mer. On le retrouvera le lendemain  à sept km de l’endroit où il avait disparu.
A longueur de journée tournent en boucle sur les chaînes de télé les catastrophes, les villages et villes inondés, les voitures et les mobiliers urbains emportés, la boue qui s’infiltre partout jusque dans les maisons, inondent les champs d’agrumes menaçant les récoltes en cours.
De fait, dans ce village que j’adore (voir ma chronique du 24 octobre) le spectacle est désolant, la plage pourtant très large disparaît sous l’assaut des vagues, la promenade du bord de mer est déserte et il n’y a pratiquement pas âme qui vive, les gens sont terrés chez eux comme cela a été conseillé par les autorités. Seul des débris en tout genre, des branches de palmiers, les pierres et les cailloux ayant dévalés la montagne, jonchent les rues. Difficile d’imaginer la vie qui y régnait il y a encore quelques jours et difficile d’imaginer que dans quelques semaines les traces de ce chaos auront disparu, le soleil brillera, les habitants et les touristes se promèneront le long de la plage, se baigneront ou mangeront en terrasse. Ils ne sauront peut être pas ce qu’était le village en cette veille de Noël désespérante pour les espagnols de la Costa Blanca. Comme un espace-temps où tout doit mourir et disparaître
Allez savoir pourquoi, défilent à ce moment dans mon esprit les mauvaises nouvelles des dernières semaines : l’élection de Trump, la victoire de Fillon, la guerre en Syrie, les foules de réfugiés, leur naufrage, Erdogan et ses crimes, le refus du gouvernement belge de se soumettre à la loi, la destruction du dernier haut fourneau de Seraing, la mort de Jacky et tous ces malheurs qui ajoutent à la désespérance du monde.
Difficile dans ce ciel noir de trouver les étoiles que je cherche pourtant toujours. Comme devant la plage déserte et encombrée de détritus devant laquelle je suis, difficile d’imaginer que demain le soleil brillera. Mais je trouve quelques étoiles dans ce qui paraîtra insignifiant, dans de petites choses de la vie quotidienne. Une interview de Jef Aérosol affermit ma conviction que l’art est résistance : résistances des idées, résistances des solidarités. Une photo d’une jeune femme nue saupoudrée de farine me fait rêver. Cette photo porte les deux choses qui me font fondre, qui me passionnent : la farine et le corps féminin.
J’ai quand même pu aller jusqu’au port de pêcheurs. Je voulais m’assurer que les petites barques étaient toujours là et que leur propriétaire n’était quand même pas sorti dans  cette mer démontée. C’est là que je l’ai vue. C’était elle, j’en étais sûr. La petite bouteille. Elle clapotait contre la coque du bateau d’Amedeo.  Je la reconnaissais à sa forme dodue et je voyais les messages qu’elle contenait. Je l’avais mise à la mer à Marseille, j’y avais glissé deux feuilles de papiers à cigarette. Sur l’une j’avais écrit pas espièglerie un ex Voto tel que j’en avais vu à ND de la Garde. Sur l’autre, un message recto-verso : « il est probable que personne ne te trouvera et que tu finisses parmi les déchets de cette planète, mais si un jour je te retrouve, alors tout sera possible». Aussi improbable que cela puisse paraître, je l’ai retrouvée. Elle avait parcouru les 1020 km qui séparent Marseille d’Alicante. C’était cette nuit, j’en suis sûr. Vous croyez que je l’ai rêvé hein !! ah gens de peu de foi.
Allei, il paraît que le mauvais temps nous quittera mercredi. Je reprendrai alors mes promenades du matin et je vous raconterai… En attendant j’ai difficile, comme mon amie Nicole, de vous souhaiter un « joyeux » Noël dans ce monde ou tant de gens souffrent, mais sachez que je pense à vous et vous souhaite le meilleur qui soit pour les vôtres.

lundi 12 décembre 2016

De retour de Marseille

Pour vous écrire lundi dernier, j’aurais dû quitter des yeux le port de Marseille où arrivaient les premières barques de pêcheurs, ce sont de petites barques dans lesquelles se trouvent un ou deux pêcheurs. Cela va très vite, ils accostent au bout du port, déchargent leurs étals, le fruit de leur petite pêche et les gens accourent acheter le poisson le plus frais qui soit. Vers 10h30, c’est un petit marché aux poissons qui est ainsi installé et c’est plaisant à regarder.
J’ai passé ainsi une semaine à Marseille, d’abord à cinq km du centre-ville que je gagnais à pieds le long du « banc ». C’est ainsi que les marseillais appellent cette promenade le long de la mer puisqu’il y a là « le banc le plus long d’Europe » disent-ils et on peut ainsi s’asseoir à tout moment. C’est magnifique. J’y ai croisé plein de stars qui me saluaient « oh, vous ici, quelle belle surprise !! » Meuh non bien sûr c’est pas vrai, mais j’ai vite pris l’habitude marseillaise. Il paraît que pour y être pris au sérieux, il faut tout exagérer : « oh je croyais que mon bateau allait couler tant j’ai pris de poisson ! », ah oui moi, j’ai connu la femme du boulanger èh èh, et pendant que lui chauffait le four, il fallait bien que je chauffe le lit de la belle hein !!
J’ai adoré Marseille, tout ce que j’y ai vu. Le Mucem et ses passerelles qui vous amènent au fort Saint Jean et sur les jardins des contreforts. Les anciens docks où les voûtes ont été réhabilitées et sont occupés par des galeries, des restaurants, des bars…on s’y baladerait des heures.
Le Panier est un vieux quartier populaire derrière la cathédrale La Major. Le quartier est aujourd’hui en voie de boboïsation ou de gentrification, comme tous les vieux centres villes. Mais des photos rappellent ce qu’y était la vie avant et après la deuxième guerre mondiale, vous y voyez des familles entières vivre et occuper les ruelles, avec des bandes de gosses qui courent et jouent le cul nu. C’est là que je me suis souvenu qu’en quittant l’Italie au début du siècle passé, mon grand-père paternel –Natale Gotto-  avait vécu à Marseille quelques années. Il avait gardé l’accent marseillais toute sa vie. Aujourd’hui les ruelles sont calmes et occupées par des fleurs que les habitants s’efforcent de cultiver et d’entretenir toute l’année.
Le Cours Julien se présente lui comme un quartier d’artistes. On y reconnait aussi un ancien quartier populaire devenu complètement « chébran ». Toutes les façades du Cours et des rues environnantes sont autant de tableaux recouvert de peintures, de tag, de graffitis, de pochoirs dans un mélange extraordinaire qui va du n’importe quoi à des œuvres d’art superbes. Jef Aérosol dit justement que ce dont il se méfie un peu c’est qu’on ne mette dans le concept de Street Art, une soupe qui rassemble n’importe quoi. Toujours est-il qu’en journée, il fait bon s’y balader balader et identifier ce qu’il y a de plus beaux comme réalisation.
La Canebière n’est plus du tout ce qu’elle était. Les anciens champs Elysées marseillais sont devenus un quartier dégradé, peuplé de trafiquants en tout genre. Comme nous le disait un chauffeur de taxis, avant nous avions de grands bandits à Marseille, nous étions fiers d’eux, nous les connaissions, nous connaissions leur nom, ils descendaient la Canebière avec de belles filles aux bras et distribuaient leur argent, offraient à boire et à manger. Aujourd’hui, ils ne restent que la petite racaille qui fait chier son monde, qui crée l’insécurité et qui ont fait de la Canebière un quartier non fréquentable.
Mais ce chauffeur reconnaissait lui-même que ces dernières années Marseille changeait, s’embellissait, attirait les touristes qui y laissent pas mal d’argent.
Il y a pleins de choses que nous n’avons pas vues, même si nous sommes montés à Notre Dame de la Garde pour la vue qu’elle offre sur toute la ville. Donc si vous n’y avez jamais été un trip de quatre à cinq jours vaut la peine. Il faut aller se balader dans les calanques, ce que nous n’avons pas fait. Nous voilà donc obligés d’y retourner ou d’y faire un détour sur la route vers l’Italie ou l’Espagne
Bon, depuis mon retour, je suis plongé dans mes collages et mes enveloppes. Ca me bouffe, mais j’adore. Ah, faire des enveloppes et les distribuer en espérant qu’elles voyagent vraiment, qu’elles servent à transporter les vœux de fin d’année. Figurez-vous qu’hier, une jeune fille, asiatique, sans doute chinoise, nous demandait par signe si c’était bien dans la boîte de la poste qu’elle devait glisser le paquet de cartes postales qu’elle avait en mains. Heureusement nous avons vite compris qu’elle n’avait pas toujours utilisé des timbres belges. Nous avons donc triés la quinzaine de cartes et mis de côté celles timbrées avec des timbres autrichiens. Mais cela nous a permis de voir des cartes magnifiques, hyper originales et toutes couvertes d’une merveilleuse écriture terriblement soignée. J’avais envie de lui demander de m’en envoyer quelques une régulièrement.. Donc suis rentré chez moi et me suis mis à faire des cartes postales…

 Il est probable que je doive laisser mes collages de côté quelques jours pour une escapade en Espagne. Ma belle-sœur Bégonia me dit qu’il y fait encore plus de vingt degré en journée et qu’on peut s’y promener en bras de chemise. Je vous dirai. A Marseille, il faisait un quinze degrés ensoleillé très agréable. Allei, vais finir par vivre à mi-temps au bord de la méditerranée.

lundi 28 novembre 2016

Fini, on ne travaillera plus

Mon environnement immédiat s’est encore enrichi d’un gadget magnifiquement intéressant. Il s’agit d’un ampli/baffle fonctionnant avec bluetooth. On appelle cela un zeppelin. Cela me permet de mettre par exemple FIP radio (une radio internet) et de l’écouter amplifié par ce petit machin qui ne m’a coûté que 29€. Ce qui est intéressant avec Fip radio, c’est que les titres des chansons et les noms des interprètes apparaissent sur votre écran. Je découvre ainsi une musique très éclectique que j’ai ignorée toute ma vie en étant branché presqu’exclusivement sur la chanson française. Par ailleurs et par le plus pur des hasards, j’ai acheté le numéro spécial des Inrockuptibles (on dit les Inrocks semble-t-il dans les milieux chébrans) consacré à Léonard Cohen à propos duquel je venais de finir un bouquin. J’ai ainsi découvert cette revue qui chaque semaine présente ce qu’il y a de nouveau et de plus pointu dans le domaine non seulement de la chanson et de la musique mais aussi de la littérature, de la poésie, des spectacles, des arts plastiques etc…Et les abonnés reçoivent chaque mois un CD compil de ce qui a été relevé comme meilleures morceaux et interprètes dans les numéros du mois. De plus le magasine aborde pas mal de questions politiques et des questions de société de façon très pertinente. J’ai donc pris un abonnement et avec ces deux outils (Fip amplifié et les Inrocks), me voilà parti à la conquête de la musique contemporaine. En plus cela me permet de me perfectionner dans le domaine informatique, vous ne pouvez pas savoir ce que j’ai réglé comme problèmes ces derniers temps, tout seul comme un grand, par exemple passer ma tablette et le tabulateur bluetooth de Querty en Aserty.
Tiens, à propos d’informatique, nous essayons tous de comprendre le monde dans lequel nous vivons et surtout de comprendre le monde vers lequel nous allons. Je lisais il n’y a pas si longtemps que la moitié des travaux manuels disparaîtrait dans les 20 ans et serait exécuté par des robots. J’apprends, comme vous, récemment que VW va supprimer 30 000 emplois, abandonner les voitures diesel et essence (trop chères si on veut réellement en supprimer les effets polluants) et se lancer dans la production unique de voitures électriques. Que voilà une bonne nouvelle pour notre climat. Mais en lisant un peu plus attentivement, on apprend que le moteur électrique est beaucoup plus simple à construire que les moteurs à explosion ou à compression, que donc on pourra les faire construire par des robots et que donc la suppression d’emplois dont on nous parle n’est que le sommet visible d’un un iceberg de dimension apocalyptique. Il n’est pas difficile de deviner que les autres constructeurs automobiles feront pareil que VW bien sûr.
Je continue à lire comme vous et je découvre qu’aux Etats Unis, je ne sais plus quel entreprise, a fait rouler sur 200 km un camion sans chauffeur et que tout s’est très bien passé. Il reste surtout à mettre au clair des questions de responsabilités sur la route pour les véhicules sans chauffeurs car du point de vue technologique tout est pratiquement au point. Reste aussi à programmer sur ces véhicules des choix délicats du point de vue éthique. Par exemple, celui de savoir si un véhicule doit malheureusement choisir entre écraser un enfant ou sauver les passagers, que programme-t-on ? Une enquête menée sur un échantillon de la population prône de sauver…les passagers. Soit, toujours est-il que pour les seuls  Etats Unis 3500 000 chauffeurs routiers risquent bien de se voir mis au rencart.
Mais si on continue à lire, on apprend qu’une entreprise liégeoise met au point un aéronef (vous vous souvenez de ces autres zeppelins que les allemands utilisaient dans les deux grandes guerres ??) capable de transporter l’équivalent de plusieurs semi-remorques, sans pilotes et d’ainsi dégager nos routes pour n’y laisser circuler que des moyens de transports de passagers et ce sans chauffeurs. On se dit que tout cela n’est pas bien grave puisqu’il faudra bien de la main d’œuvre pour fabriquer les zeppelins ou les robots. Sauf qu’on nous dit que les mieux à mêmes de fabriquer les zeppelins et les robots sont…d’autres robots. Ceux-ci sont définitivement plus performants et précis que l’être humain, de plus ils sont toujours à l’heure, ne se plaignent jamais et sont capables de s’auto-réparer. A ce propos d’ailleurs, j’ai continué à lire, et Marlène qui a été travailler comme interprète dans un séminaire du monde médical me disait que la question à l’ordre du jour consistait à savoir quelles seraient les conséquences de (ce qui existe déjà) la médecine à distance et de la robotisation des interventions chirurgicales ? En effet il apparaît aussi dans ce domaine que les robots sont beaucoup plus sûrs que les meilleurs des chirurgiens.
J’arrête de lire car je me dis que face à la robotisation, il vaut mieux que je prenne un peu de temps pour réfléchir. Je vois de bonnes choses dans tout cela et me dis que peut être tout cela est bon pour nous et la planète : moins de pollution, moins d’accidents de circulation, moins de bouchons, plus de conforts, plus de sécurité… Evidemment je ne peux m’empêcher de penser au chômage que tout cela va entraîner, à la perte de revenus pour la population qui se retrouvera sans travail, à ce que pourront bien faire ces chauffeurs de poids lourds américains… Mais je me dis que si les politiques étaient quelques peu visionnaires, on pourrait penser à la réduction du temps de travail par exemple. On ne parlerait plus de 35h là mais de quelques choses comme 15h ou 12h semaine. On pourrait parler aussi d’allocation universelle pour tous. L’idée est que chacun aurait droit à une allocation de base, 1000€ par ex. et pourrait ainsi choisir de travailler pour avoir des revenus supplémentaires ou de ne pas travailler et plutôt prendre son temps pour faire son potager, faire son pain, s’organiser avec ses voisins, voyager dans des voitures sans chauffeurs et découvrir le monde…Certains s’opposent à cela en faisant remarquer qu’on offrirait ainsi une main d’œuvre bon marché aux entreprises et qu’on disloquerait la collectivité ou la solidarité du monde du travail. Je n’y crois pas. Je crois qu’il y a bien sûr des gardes fous à mettre, qu’il faut penser sécurité sociale, accès aux soins pour tous (c’est pas avec 1000€ qu’on peut se faire opérer par un robot) mais je pense aussi qu’un nouveau monde se développe sous nos yeux et qu’il faut tout repenser si on ne veut pas se retrouver dans une société qui se ferait sans nous.

Bien sûr tout cela nous apparaît tellement complexe que, pour reprendre une image de Léonard Cohen, la tentation est grande de s’accrocher à sa planche au milieu de ce chaos et de cette mer euh de ce monde démonté, on a juste le temps de lever les yeux, de voir ce qui se passe mais on est surtout préoccuper de vérifier qu’on est bien accroché à cette planche avec nos proches et nos amis. Mais à ne rien faire, on laisse la place aux autres, aux Trump, aux Le Pen, aux De Wever et aux autres du même acabit….
Allei. Ah oui, j’allais oublier, mes olives sont bonnes, pas trop salées, juste ce qu’il faut sauf un bocal où j’avais mis moins de sel, les olives y sont moins gouteuses mais voilà, c’est facile, allez-y, moi j’en referai…
Allei à la semaine prochaine

lundi 21 novembre 2016

Les nouveaux nutritionnistes

Je lis en ce moment « Le gagnant magnifique », un livre d’Alain-Guy Aknin et de Stéphane Loisy sur Léonard Cohen paru aux Editions Didier Carpentier. Le bouquin est rempli de perles évidemment. On y découvre le Cohen dont on se doutait et qui donne à chaque détail de la vie une dimension poétique et littéraire. Quand il parle de ses chaises « on dirait qu’elles ont été peinte par Van Gogh » et de ses casseroles de deuxième main « elles étaient faites pour moi et c’est bien elles que je m’attendais à trouver ». A une époque on parlait de Cohen comme du prince du désespoir et de la morosité, à cela il avait répondu : « je ne me considère pas comme un pessimiste. Je pense qu’un pessimiste est quelqu’un qui guette la pluie. Moi, je suis déjà trempé jusqu’aux os ». Aussi épinglé en passant cette phrase de Layton, celui qui a initié Cohen à la poésie. Il disait que la poésie devait parler de la vie là où l’on vit : « au Canada, un poète doit écrire au sirop d’érable sur des écorces de bouleau ».
La pluie et le vent de ces dernières semaines m’ont empêché de creuser ne fût-ce que les fondations de mon futur fournil. A défaut et en attendant mon four à bois, je me suis mis à cuire mon pain dans le four électrique de la cuisine. J’essaye diverses méthodes et diverses farines, et les résultats sont chaque fois différents mais très satisfaisants. J’ai fait une pâte à baguettes que j’ai rabattues quatre fois, elle a passé la nuit en chambre froide, a levé de nouveau durant deux heures, (et oui me suis levé à 5 h pour la sortir du frigo) et le résultat était magnifique. De plus ce pain conserve trois ou quatre jours sans problèmes dans un sac en toile. J’avais utilisé de la levure sèche. J’ai refait la même chose avec de la levure de boulanger et le résultat était bien mais assez différent. Dimanche j’ai fait une baguette avec une méthode rapide (pétrir, laisser lever 20 minutes, façonner et laisser de nouveau 20 minutes de poussée et cuire) et je me suis retrouvé avec une belle baguette classique. A la différence de beaucoup de celles que l’on trouve dans le commerce, la mienne avait du goût car j’avais remplacé une partie de l’eau par de l’huile d’olive. J’utilise une farine bio évidemment. J’ai fait un pain 70% seigle et 30% froment. Résultat : du gâteau. Par hasard, Marlène qui est pour le moment dans le tri de ses papiers a mis la main sur une interview d’un boulanger parisien Meilleur Ouvrier de France, qui disait ceci : « faire du pain c’est comme de dresser un animal sauvage, vous refaites chaque jour les mêmes gestes et vous ne savez jamais ce que sera le résultat ». Cent pour cent d’accord avec lui.
Une révolution est en cours dans le monde de la nourriture et du bien manger. Elle vient d’abord de simple citoyen, qui se sont pris de passion pour la cuisine, qui la pratiquent de façon hyper rigoureuse mais aussi hyper créative et qui la partage avec des amis, des voisins et des amis des amis. C’est fabuleux, l’argent n’est pas leur motivation, les participants paient le prix coûtant et ont droit à un repas gastro pour des 10, 15 ou 20 euros.  Ce mouvement ne va pas à l’encontre des restaurants mais entraîne une plus grande exigence de qualité de la part des restaurateurs. Gare à ceux qui se contentent de la cuisine aux ciseaux, celle qui consiste à ouvrir des sachets contenant des repas tout fait qu’il suffit de réchauffer. Ceux-là n’ont pas grand avenir.
Cette révolution vient aussi de « nouveaux nutritionnistes » qui ont décidé d’aller au-delà de la simple consultation (qui aboutit le plus souvent à prescrire des régimes qu’on abandonne après deux ou trois semaines) et ont dès lors une approche dynamique et pratique. Les « nouveaux nutritionnistes » ont décidé de mettre la main à la pâte, ils (je devrais dire elles car ce sont en majorité des femmes), elles organisent des ateliers culinaires, des repas à domicile, elles assurent service traiteurs et banquets, repas de fêtes…elles vivent non plus seulement de leur savoir mais de ce qui est devenu leur art. Elles ont pour non Valérie, Aurélie, Loly mais je devrais aussi citer des garçons comme Grégory ou Nicolas. Ils et elles parlent de cuisine vivante. Parmi ces « nouveaux nutritionnistes, je vous propose d’aller visiter le site d’une amie qui pratique depuis quelques années : Geneviève Mahin. Elle est nutritionniste, psychothérapeute et assure un service traiteur. Simple, taper son nom dans google et vous saurez tout d’elle, enfin de ses activités hein !

Dans le même ordre d’idées, Marlène et moi travaillons à un livre de recettes, celles des plats que nous servions à Como en Casa, vous êtes nombreux à nous les demander. Allei, un peu de patience et vous n’aurezpluska…

lundi 14 novembre 2016

Bien le bonjour d'un ex-retraité

Bon, je vous raconte le rituel qui se met presque naturellement en place pour vous rédiger cette chronique. Vous aurez remarqué que sauf exception, c’est le lundi que je vous l’écris, j’ai pris cette habitude quand j’avais le restaurant simplement parce que le jour de fermeture était le lundi, je me rendais tôt au restaurant où je faisais ma chronique avant de m’attaquer au travail administratif et comptable. 
Donc maintenant, le lundi,  lever vers 7h ou 7h15, je me prépare un café dans ma cafetière italienne (aujourd’hui café nicaraguayen, légèrement amer), pendant que le café monte, je dresse la table pour le petit déjeuner, coupe le pain (à la main), sort le beurre qui aura ainsi le temps de ramollir et gagne alors mon bureau dont j'ouvre la persienne afin de voir le jour continuer de se lever. Ce petit manège ne prend pas plus de 5 à 10 minutes mais cela me suffit pour aligner mentalement les choses dont je veux vous parler. Quand j’ai une heure ou deux d’insomnie, alors je me lève avec un texte pratiquement tout fait que je n’ai plus qu’à jeter sur papier. Enfin, façon de parler puisque nombre de mes textes ne termineront jamais sur papier et resteront dans les nuages d’internet et de Facebook. Bien, mais cette nuit, j’ai dormi sans interruption. J’ai donc décidé pendant que le café montait de vous raconter comment cela se passait quand je vous écris et de vous parler de ma nouvelle vie.
Je crois que cette semaine on m’a salué une dizaine de fois par « alors le retraité ! » Je vous le dis platement : même si je sais que l’intention est bienveillante, ça ne me plaît pas, ça me met mal à l’aise et j’ai l’impression d’être placardisé et rangé aux rayons des inutilités. Comme j’y pensais déjà depuis quelques temps, j’ai donc décidé de chercher du travail au moins un jour ou deux semaines (j’ai trouvé je crois mais je vous en parlerai quand ce sera finalisé), et j’ai déjà testé ma réponse hier à cet « alors le retraité » je peux maintenant répondre "ah non, fini la retraite j’ai trouvé du boulot".  Na!!
D’autant plus que du boulot, j’en ai plus qu’il n’en faut et qu’il s’en dessine bien plus avec ma petite « boulangerie des voisins » qui sera construite d’ici deux ou trois mois. C’est décidé et le projet s’élabore de plus en plus clairement, dés le printemps nous lancerons "la cuisine et la boulangerie des voisins". Ce sera léger et gai, Je vous en parlerai aussi le moment venu. J’ai maintenant attache remorque et remorque pour aller ramasser à gauche et à droite les matériaux dont j’ai besoin pour construire cette boulangerie de 6 m2. C’est mon plus jeune fils qui m’a donné cette idée d’aller sur internet où je trouverai les matériaux d’occasion : bloc de béton, tuiles, chevrons, moellons brut de pierre bleues… si vous en avez, faites-moi signe et je viens voir.
Evidemment, nous jouissons aujourd’hui de pas mal de temps libres dont nous profitons un maximum : mercredi j’étais en Alsace avec Luc, samedi nous passions la journée avec Ana et Stein autour d'un merveilleux repas et d'une balade dans ce Bruxelles que nous adorons et dimanche nous participions au goûter d’anniversaire d’Alix et y rencontrions de vieilles et de nouvelles connaissances.
Nous sommes de temps à autres saisis d’angoisse, avec cette impression d’avoir oublié quelque chose. Cela ne dure que quelques secondes mais c’est assez troublant. Marlène et moi faisons pratiquement les mêmes cauchemars : nous avons 30 ou 50 réservations, et nous nous retrouvons dans un restaurant qui est à la fois Como en Casa et à la fois ne l’est pas, la salle n’est pas mise, Il y a un enchevêtrement de locaux que nous avons connus dans le passé, c'est le foutoir, il n’y a pas de boissons, on ne sait pas ce qu’il y a à la carte, les légumes ne sont pas épluchés, les gens arrivent et nous sommes impuissants et incapables de faire quoi que ce soit…. Je me réveille alors en sursaut, le sommeil ne revient plus car l’angoisse est la plus forte. J’imagine qu’avec le temps ces cauchemars cesseront. Je me réjouis quand je vais dans le Como en casa de Juliette de voir que tout y est impeccable et que l'ambiance y est calme et sereine.
Je me suis remis au collage. J’ai des dizaines de revues à ma disposition, je découpe des photos que je colle en patchwork sur de vieilles cartes géographiques (si vous avez de vieux atlas, cela m’intéresse) et je compte faire des cahiers de cinq ou six de ces planches que je vais relier avec du fil de cuisine. J’ai fait un essai et le résultat me plait beaucoup. Mais c’est un hobby dévorant qui m’a manqué pendant les années de resto et je traîne parfois les pieds quand il s’agit de quitter mon bureau pour préparer le repas ou aller faire une course. Mais je vais me discipliner, c’est promis.
Je n’ose pas aller voir mes bocaux d’olives, j’attends impatiemment samedi pour en ouvrir un et les goûter. Croisons les doigts, j’ai peur d’avoir mis trop de sel. Ah oui, j’ai oublié de vous dire, nous avons cueilli 3kg de figues dans notre jardin, parfaitement mûres, bonnes et sucrées juste ce qu’il faut. Nous en avons fait une confiture délicieuse et il en reste encore autant que j’espère avoir le courage de cueillir un de ces jours. Voilà un effet surprise du réchauffement climatique. A ce propos, le riesling d’Alsace vendange 2015 sera rare sur le marché. Il a fait trop chaud donc trop de sucre dans le raisin donc un riesling soit trop alcoolisé si on avait la fermentation aller au bout, soit trop doux si on interrompait la fermentation. Les critères des vins d’Alsace sont exigeants, donc pas moyen de commercialiser ce riesling sous l’appellation Riesling. Un des viticulteurs que nous avons visité a sorti ce vil sous l’appellation « Gourmandise de Traenhem », c’est un vin de dessert et il est excellent.
Allei, bien le bonjour donc d’un ancien retraité et à la semaine prochaine.

lundi 7 novembre 2016

Ecce Homo

Nous étions une quarantaine à nous presser autour du « Truckdeloly » installé devant l’entrée de la grotte de Comblain au Pont. Beaucoup d’habitants du coin dont sont originaires Gérard et Loly et qui venaient ainsi découvrir la cuisine de leur amie. Nous étions une quarantaine, mais de vélos point !! Nous avions hésité quant au temps qu’il ferait, à la distance à parcourir…Nous sommes des gourmands paresseux et avons donc fait cette petite excursion en voiture et ce fut une journée bien plaisante entre amis : repas sous un chapiteau en extérieur mais dessert et café à l’intérieur,  visite intéressante de la Grotte de l’Abîme (1h45), et puis visite de la maison de Dédé, (frère de Gérard) et de Magali sa femme. Une maison construite en acier par Pierre Hebbelinck et les ateliers Mellens-Dejardin,  comme une coque de navire, très bien aménagée et très lumineuse.
Bon, peut être prochaine expérience de balade-vélo après l’hiver jusqu’au musée de l’abeille à tilf, que nous n’avons pas visité cette fois faute de temps.
Pour aller au bout de mon info sur les olives, sachez que je les ai mises en bocaux ce dimanche. Ines m’avait dit 10 jours dans l’eau et vinaigre à changer tous les jours, goûter pour voir si pas encore trop d’amertume, si oui prolonger de deux jours. Ce que j’ai fait et de fait toute l’amertume était partie. J’aurais voulu qu’il en reste un peu. On verra dans dix jours. J’ai donc bourré 5 gros bocaux en mettant des graines de fenouil, deux c à c de sel, l’eau à ras bord, recouvert le tout de feuilles de citronniers et bien fermé les pots. Prochaine étape : la dégustation, ce sera aux alentours du 15-20 novembre.
Nous avons de tout temps été voir les films de Ken Loach, mais son dernier « Moi, Daniel Blake » est un chef d’œuvre. Un ami me disait à la sortie de la salle « cela fait plaisir que ce genre de film ait été récompensé à Canne ». Le film vous prend aux tripes très vite et vous décortique sans jamais ennuyer l’aberration du système d’exclusion et la descente aux enfers des victimes de cette exclusion. Nous sommes des sensibles Marlène et moi mais rarement un film nous a touchés à ce point.
Philippe Fauconnier chante, Raphael Laforgia joue de la guitare et Pierre Greco de la contrebasse, le groupe qu’ils forment ensemble a pour nom « Ecce Homo Trio » et il chante Gainsbourg à Como en casa ce jeudi 10 novembre. L’entrée est à 10 € et à partir de 18h, Juliette sert des assiettes apéritives et tapas et le concert débute à 20h. Vous vous souviendrez du concert « Gainsbourg Confidentiel » que nous avions organisé. Curieux de voir cet autre Gainsbourg. Marlène et moi y serons. Nous aimons le lieu que nous avons construit peu à peu, nous aimons le lieu que Juliette a reconfiguré.

Allei, on ne s’est plus vu depuis quelques semaines, vous nous manquez, profitons de l’occasion que nous donne ce concert. Réservation souhaitée au 04 2320004