lundi 4 mai 2026

le risque consenti

 le risque consenti

Marc ressemble à Matt Damon, il a son sourire innocent, son physique et son allure. J’ai connu Marc par Céline, une jeune collègue de travail. Marc et Céline se sont connus chez les scouts et se sont mariés dès qu’ils ont pu. Ils forment un très beau couple et nous - mon épouse et moi - les avons rencontrés un soir à la terrasse d’ un café du centre-ville, nous étions heureux de nous voir et de prendre un verre ensemble. Nous avons bien sûr échangé sur l’état du projet pour lequel Céline et moi avions collaboré et qui visait à mettre sur pied un système de location et de lavage de langes réutilisables pour bébé afin de lutter contre la prolifération des déchets auxquels participent les langes jetables et leur plastique. Nous avions appelé le projet Lange Gabriel. Le business plan avait finalement démontré son infaisabilité m’a informé Céline et le projet n’a jamais vu le jour.  Céline et Marc en ont profité pour faire deux bébés et les ont élevés avec des langes réutilisables.

Marc est  garde forestier et travaille pour le gouvernement wallon sur une immense zone forestière située dans ce qu’on appelle, pour les initiés, l’Ardenne bleue. Je ne sais plus comment notre conversation autour du métier de Marc a conduit celui-ci  à nous dire que les choses étaient aujourd’hui plus difficiles et décourageantes quand on avait à gérer arbres et forêts.  Une des causes de ces difficultés vient selon Marc de l’abandon de la culture du "risque consenti". Que voilà un beau concept avais-je réagi, mais de quoi s’agit-il?  En fait, oui c’est un beau concept dont on ne parle plus me dit Marc et dont on n’a jamais beaucoup parlé. C’est une sorte de non-dit mais qui pourtant a permis de vivre longtemps en harmonie avec la nature et ses dangers. Aujourd’hui, alors que le discours dominant va à la reforestation et la végétalisation des zones urbaines, on nous fait abattre des milliers d'arbres en bord de route ou même en bord d’allées de randonnées en forêt car il y aurait un danger qu'une voiture ou moto s'y encastre, ou que des promeneurs soient écrasés sous un arbre qui tomberait; et les chauffeurs ou leur famille risquent de se retourner contre les pouvoirs publics qui ont laissé cet arbre à cet endroit.

Le risque consenti était un deal implicite, impliquant la collectivité qui acceptait, afin de bénéficier, par exemple dans le cas qui nous occupe, d’un beau paysage et d’une route ombragée et verdoyante, de consentir à un risque d'accident entre voiture et arbre. Il est évident que ce risque est incertain et hypothétique et  la cause d’un éventuel accident, si on y réfléchit bien, peut être aussi bien la mauvaise conduite que le fait d'avoir un arbre à l’endroit donné. Le risque est tellement incertain que l’on n’en parlait pas, c’est pourquoi le deal que constitue le risque consenti est implicite et fondé sur une pratique, un modus vivendi multicentenaire, une sorte de jurisprudence non formulée ni formalisée mais qu’on évoquera en cas de conflit “personne n’a jamais manifesté un désaccord sur la présence d’arbres à tel endroit. Il y avait clairement consentement” Le risque consenti est donc constaté Post événement comme allant de soi et incontestable.

Ce deal, s’il était encore accepté, nous éviterait de devoir abattre des arbres éloignés parfois de quinze mètres du bord de route, ce qui devient absurde mais pourtant réel, me dit Marc. Imagines, argue-t-il, les N636 et N97 dans le Condroz, sans arbres! Ou encore les N3 et N67 sur le plateau de Herve et de Aubel avec des bords dénudés! Ces beautés valent bien que nous consentions un certain risque, non?

A l’époque de notre soirée en terrasse, Marc était un jeune garde forestier, tout au plus approchait-il de la trentaine. C’était un type doux, souriant avec beaucoup de charisme et il avait mis toute l’ardeur nécessaire dans son plaidoyer pour le risque consenti. Je me suis dit qu'il faisait là une réflexion qui sortait des sentiers battus (sentiers parcourus par les gardes forestiers bien entendu...) et que de fait, comme le dit l'adage populaire, nous devrions accepter que l'on a rien sans rien. L’exact inverse de la pensée magique d’ aujourd’hui où l’on veut tout pour rien, on veut tout ce qui est bien et positif et on exige que ce qui est dérangeant ne devrait pas exister, devrait disparaître, devrait être éliminé. 

Certains en veulent aux politiques de ne pas être capables d'empêcher la pluie de tomber le jour du BBQ familial, ou encore de laisser courir des virus qui par surprise, au détour d'une fraise mal lavée, vous mettent un herpès au fond de la gorge. Ben oui, j'avais vraiment exagéré ces derniers temps en m'envoyant presque un ravier de fraises par jour. C'était risqué. je ne prenais même pas la peine de les passer sous l’eau. On ne m' a pas obligé à prendre ce risque, c'était consenti et le résultat est cet herpès qui me gâche ces belles journées d'avril. Ainsi va la vie,  le monde tout beau, tout propre, sans tâches et sans défaut n'existe pas et n'existera jamais, cela me semble évident. Merde quoi, j’étais d’accord avec Marc, on avait affaire à un monde de couillon comme aurait dit Clint Eastwood. Pour un peu j’aurais été d’accord avec ce libertarien de droite. Les gens veulent un monde de coton, hyper-protégé, de l’aventure mais sans risque.

Ce n’est que plus tard que, repensant à Marc et Céline, je me penchais de nouveau sur ce concept de risque consentis, sur cette idée de deal implicite et je me demandais, la magie de notre soirée en terrasse passée, n’y a-t-il pas des limites à cette belle idée invoquée par Marc? Sans doute pourrions-nous l’accepter dans le cadre de notre relation ou plutôt de notre vie avec la nature? Mais qu’en serait-il si le pouvoir nous l’imposait dans la vie courante: “ah, vous saviez que ce risque existait! Vous deviez le savoir”. 

Je pensais tout à coup aux mineurs de charbon. On en reparlait beaucoup après la provocation de la droite extrême qui avait fêté le 1 er mai sur un lieu où des centaines de ces mineurs avaient risqué leur vie sous le joug d’un patronat soutenu politiquement par ce même parti d’affairistes. Je pensais à mon père qui avait été mineur, à ses amis de la cantine des Italiens qui venaient manger chez nous le dimanche et à ceux qui avaient péri dans la catastrophe de Marcinelle. Avaient-ils consenti aux risques du grisou, de la silicose, de l’éboulement, de l’explosion? Implicitement, leur contrat de travail contenait-il ce deal: “c’est un travail dangereux mais vous serez bien payés et vous pourrez faire venir votre famille et vous construire une vie en Belgique! “ C’en était presque un deal explicite. Leur avait-on dit “ne venez pas vous plaindre en cas d’accident! Mais ces jeunes qui avaient quitté leurs belles montagnes italiennes en pensant conquérir le monde savaient-il réellement ce qui les attendait? Leur consentement était-il éclairé? Pour reprendre les termes du contrat que l’on signe aujourd’hui en vue d’une opération chirurgicale. Marc avait-il pensé à ce cas de figure?

Je pense tout à coup au nucléaire. A l’énergie et aux centrales nucléaires. On pourrait admettre qu’à ces débuts, l’énergie nucléaire ait fait l’objet d’un risque consenti de la population. Il a fallu des années pour que naisse un vrai mouvement anti-nucléaire. Mais là encore, était-ce vraiment un risque consenti? La population était-elle suffisamment éclairée pour que l’on puisse parler de risques et d’un consentement? Rares sont ceux qui aujourd’hui oserait parler de risque consenti à propos du nucléaire.

Mais alors que faire? Tout n’est-il pas aujourd’hui risqué et tout risque n’est-il pas forcément rejeté? Le réchauffement climatique nous menace. La surproduction épuise les ressources de la planète dont on prend conscience des limites. Le progrès en soi comporte des risques. Le virage électrique crée un énorme risque de dépendance énergétique. L’IA menace la vie humaine elle-même. 

Il me paraît évident que si risque consenti il doit y avoir, il ne peut qu’être explicite, débattu, il ne peut être que l’aboutissement d’un long processus démocratique. La construction d’une nouvelle centrale nucléaire ne peut aujourd’hui aller de soi. Ce projet doit être soumis à la population, débattu, argumenté et bien entendu contre argumenté par les opposants. Cela suppose donc des règles bien définies pour qu’en bout de course, chacun accepte la décision même si au départ il était contre le projet.

Finalement, l’idée de Marc pourrait être un excellent critère dans le débat public: tout risque, devrait faire l’objet d’un consentement de la population concernée, mais à rebours de ce que sous-entendait Marc, ce consentement doit être explicite et non basé sur une quelconque évidence qui n’existe plus de nos jours sauf dans l’argumentation de qui à un intérêt caché. Oui mais, me direz-vous, vous vous rendez compte de ce que cela signifie que d’obtenir le consentement de la population sur toute décision un peu importante? Notre vie ne serait que débats, conflits, affrontements et finalement … indécision. Pas nécessairement. D’abord, la planification cela existe. Le consentement peut se faire sur la planification d’un ensemble de projets et non projet par projet. Cela n’en serait que plus réfléchi. Plutôt que de poser la question de la construction d’une nouvelle centrale nucléaire, on pourrait ouvrir le débat sur quelle énergie? quelle dépendance et quelle indépendance énergétique? Quels risques sommes-nous prêts à consentir pour une indépendance énergétique et quelles limites mettre à la consommation énergétique?

D’autre part, toutes les matières ne devraient pas nécessairement être soumises à priori à consentement. On pourrait très bien imaginer un certain nombre de domaines pour lequel on en reviendrait à l’idée première de Marc, celle d’un risque consenti acquis mais dont l’implicite pourrait être remis en question dès qu’une contestation collective se manifeste. N’est-ce pas déjà ce qui se pratique dans certains pays où des questions politiques sont soumises à référendum sur base d’un pétitionnement d’un nombre défini de citoyens.Ainsi en Suisse, à côté du référendum obligatoire pour les modifications constitutionnelles existe-t-il un référendum facultatif qui permet de contester une loi votée par le parlement en réunissant 50 000 signatures en cent jours. Ce système se décline à tous les niveaux de pouvoir et favorise ce que les Suisses nomment “une démocratie de concordance” car le pouvoir aura tendance à proposer des lois consensuelles pour éviter le(s) référendum(s). N’est-ce pas d’un garde fou comme celui-là dont nous aurions besoin en Belgique face aux partis dont le cynisme est le mode de gestion permanent? L’Irlande et le Danemark utilisent eux le référendum obligatoire non seulement pour des réformes qui touchent à la constitution mais aussi pour tout transfert de compétences vers l’Union européenne. 

Alors, chez nous, le sénat va être supprimé comme si nous y consentions! Le chômage a été limité à deux ans, après 70 ans d’une autre pratique. Avons-nous donné notre consentement? Le gouvernement s’attaque à des acquits qui ont été conquis de haute lutte. Qui sait qui est d’accord avec cela. Et la liste est longue des décisions prises comme si une élection à un moment donné constituait un feu vert et un consentement à du n’importe quoi.

Bon ben Marc, tu as ouvert une belle boîte de Pandore avec ton risque consenti. Eh ben, je te soutiens, vive le risque consenti démocratiquement. Non à toute décision non consentie explicitement. 



dimanche 1 mars 2020

Boulanger et anarchiste

C'est le  titre de mon nouveau livre: Boulanger et Anarchiste. Il sort fin de ce mois de mars édité par  Now Future édition. J'en suis très content. C'est en fait un nouveau recueil de nouvelles, certaines que vous avez eu l'occasion de lire ici-même. D'autres qui sont originales ou très fortement revisitées. Elles sont parfois marrantes, parfois émouvantes, toujours sincères. J'y raconte entre autres comment je suis devenu boulanger et comment je me suis construit mon anarchisme, d'où le titre. Vous qui me connaissez, vous pensez bien que je ne suis pas un anarchiste violent ou incendiaire. Non, mon anarchisme est d'abord une révolte permanente contre ce qui ne va décidément pas dans notre monde,contre les injustices, la misère, l'exploitation. C'est un besoin d'agir pour que cela change et pour tenter de mettre les gens en action.  C'est aussi une recherche permanente de liberté et un refus d'adhésion à quelques appareils politiques que ce soit, même si je m'y engage de temps à autres. 
J'essaye de ne jamais rien imposer aux autres, je ne prêche pas LA grande révolution ou LE grand soir. J'ai maintenant assez vécu, assez milité pour savoir que ce sont les petits pas individuels Et collectifs qui font bouger les lignes. Il faut aussi de grands pas, de grands mouvements qui secouent les structures et les idées, qui dévoilent des réalités invivables et insupportables.Il faut de grandes révoltes quand c'est devenu impossible autrement, et c'est le cas aujourd'hui. Mais en dehors de cela, je propose et je dis simplement, "vous voulez que le monde aille mieux? Faites. Agissez. Il n'y a que le faire qui peut changer les choses.
Je sais que le titre de ce livre va susciter le débat, que je m'expose de nouveau, que je vais peut être en ramasser plein la figure, mais que voulez-vous, on ne se refait pas.
C'est mon troisième livre et malgré cela, je n'arrive pas à me considérer comme un écrivain. Si on me demande quel est mon métier, je répond invariablement boulanger. Un boulanger qui écrit, simplement et modestement. Un boulanger qui longtemps, s'est éloigné du four appelé par l'action et l'engagement auprès des plus exploités.
La librairie Livre aux trésors organise une soirée autour de mon livre, dans le cadre de la semaine "Nourrir Liège". Ce sera le 26 mars à 18h30. Moi qui m'étais promis de ne pas remonter sur l'estrade...Je compte sur vous ce soir-là..Merci déjà. 

lundi 3 février 2020

ah mon levain...

Loly m'a fait un immense plaisir quand elle est venue à mon atelier pâtes et pain: elle m'appris qu'elle utilisait toujours le levain que je lui avais donné il y a deux ans. Elle le nourrit, l'entretien et l'utilise dans ses fournées. Elle en est bien contente.
Comme j'ai deux personnes qui viennent ce mercredi à leur tour au même atelier, j'ai commencé à préparer le mien de levain. J'en ai deux "bacs", je ne les avais plus touchés depuis 10  jours et ils sont impeccables, bien au frais dans mon frigo réglé à quatre degrés. Je les ai nourri chacun avec 400gr de farine et 250ml eau et laissé à la température de mon fournil. D'ici ce soir les bulles devraient apparaître. Demain, je leur ajoute 500gr de farine et 300ml eau et mercredi ils seront en pleine activité, tout crémeux et "bulleux".
La semaine prochaine, j'aurai mon premier "petit" atelier de 3 ou 4 heures, avec Bernard. Nous ferons focaccia (celle des Abruzzes) et gnocchis. Lors d'un autre atelier (Bernard s'est inscrit à tous les ateliers), nous ferons la focaccia de Ligurie, en même temps que la ciabatta.
Si vous êtes intéressés, allez voir le programme sur mon site: ilfornodimario.be. Je peux composer des ateliers à la carte selon vos désirs.
Allei, à très vite

vendredi 3 janvier 2020

Il forno di Mario: programme des ateliers 2020

Le contenu de mes ateliers de formation "Pain et Pasta" s'étoffe pour 2020.

En plus du classique atelier Pain,Pasta et Msemens, de 7 heures, viennent s'ajouter des ateliers de 3 à 4 heures: Atelier Focaccia et gnocchis, atelier Pizza Biga et pasta italiana, atelier Baguettes de tradition et pâte à choux, atelier Focaccia et Ciabatta et à partir de septembre atelier raviolis et tortellinis.

En savoir plus, une visite sur mon site: ilfornodimario.be (en un mot et avec le be), vous y trouverez toutes les infos.

Attention le délais d'attente est de plusieurs semaines. Vite, réservez.

mardi 19 novembre 2019

Magnifique cadeau de Noël


Il Forno di Mario

Pour les fêtes de fin d’année, offrez un cadeau original à ceux que vous aimez.

Un Bon cadeau pour une journée dans le fournil de Mario.

Une journée pour apprendre à faire
-         
       Du pain, intégral et/ou blanc, au levain et cuit sur pierre au feu de bois.
-          De la pâte italienne pour spaghetti et/ou tagliatelle et /ou lasagne
-          Des Msemens, ces fameuses crêpes marocaines délicieuses ou tout autre produit de boulange.

Un bon cadeau qui permet de rentrer chez soi avec, en sus d’un savoir-faire, des pains à faire déguster à sa famille ou aux amis, des pâtes italiennes, des crêpes marocaines et…du levain à entretenir et reproduire pour la vie

Nous travaillons ensemble, dans un esprit de convivialité, dans la chaleur du fournil ; nous pétrissons, découpons, façonnons, gérons le feu de bois, magnons la pelle pour enfourner et défourner. Mario explique, montre et surtout FAIT FAIRE. Durant une journée, l’invité met réellement la main à la pâte. Le midi, nous dégustons déjà les pâtes produites le jour même.

Le prix pour ce cadeau est de 90 euros pour une personne et 140 euros pour un couple.  (Maximum deux personnes par atelier de sept heures, le repas de pâtes et boissons de midi sont compris). Le bon cadeau est valable toute l’année 2020.

Pratiquement
Vous m’appelez au 0498 110980 ou m’envoyez un mail à : mario.gotto@gmail.com pour réserver votre/vos bon-cadeau.
Je vous fournis un bon cadeau, numéroté et signé, accompagné du programme détaillé. L’heureux récipiendaire me contacte pour fixer la date de sa venue dans les trois mois. Le fournil se trouve à Sainte Walburge à Liège.

Mario Gotto

jeudi 17 octobre 2019

Il reste deux dates disponibles pour cette année: soit le 27 novembre (ou le 26 si nécessaire), ou le 11 décembre (ou le 13 si nécessaire).

Il Forno di Mario

Passez une journée dans le fournil de Mario et apprenez à faire :
-          Du pain, intégral et/ou blanc, au levain et cuisson au feu de bois.
-          De la pâte aux œufs pour spaghetti et/ou tagliatelle et /ou lasagne
-          Des Msemens, ces fameuses crêpes marocaines délicieuses.
La formation dure 7 heures, de 10h à 17h. (Le pain au levain demande de laisser du temps au temps)
Vous repartez chez vous non seulement avec un savoir-faire, mais aussi avec quatre pains, 300 gr de pâtes et Trois msemens, tous de votre production. Ainsi qu’une base de levain que vous pourrez utiliser toute votre vie.
La participation aux frais est de 13 euros /heure. (Voir plus précisément sur Listminut). Le repas du midi est offert bien sûr.
La journée se déroule comme suit : (Cet horaire est indicatif et peut varier selon la fermentation des pâtes et la vitesse d’exécution de l’apprenant)
9h45 : accueil, café ou thé
10h : infusion de l’huile d’olive aux herbes aromatiques (pour repas du midi) et confection de la pâte pour msemens
10h20 : confection et pétrissage de la  ou des (max 2) pâtes pour pains
10h50 : pendant que la pâte pour pain lève, confection de la pâte pour spaghettis
11h10 : pendant que la pâte à spaghettis repose et se détend, allumage du four avec le bois
11h30 : laminage de la pâte et fabrication des spaghettis ou tagliatelle ou feuille de lasagne.
12h30 : repas : spaghettis à l’huile d’olive infusée aux herbes aromatiques
13h (eh oui, on ne peut pas traîner) : rabattage et pliage de la pâte à pain.
13h15 : gestion du feu à bois, répartition de la chaleur, des braises et des parfums du feu.
13h45 : pesage et boulage des pâtons de pains.
14h15 : pendant que les pains lèvent, confection des msemens
14h45 : évacuation des braises et nettoyage du four
15h : enfournement du pain
15h15 : cuisson des msemens (à la poêle)
16h : défournement du pain
16h15 : remise en ordre du fournil et débriefing
La formation se déroule dans un esprit amical et convivial, vous êtes chez vous durant cette journée. Je ne prends qu’un apprenant à la fois, vous pourrez donc mettre la main à la pâte autant que vous le souhaitez et je vous transmets mon savoir autant que possible.
L’apprentissage est assez exigeant : il faut pétrir, pétrir et pétrir la pâte, allumer et gérer le feu, vider les braises etc…La cuisson au feu de bois suppose un côté « travail de charbonnier ». Sachez-le par avance mais ne craignez rien, c’est moi qui conduis.

Prenez avec vous le jour même :
-          Des vêtements que vous n’aurez pas peur de salir ainsi qu’un tablier et un chapeau pour retenir les cheveux (une casquette ou autre)
-          Un cahier pour y noter les recettes et tout ce qui les accompagne.
Et surtout, n’oubliez pas votre enthousiasme. Vous le verrez, la boulange est un travail passionnant. Mettre ses mains dans la farine, y ajouter l’eau, le levain et le sel, et au bout du processus se retrouver avec un pain chaud, croustillant et délicieusement parfumé…
Après cela, vous n’aurez qu’une envie : achetez vous-même un four à bois (il existe de très bons fours  autour de 500 à 700 euros en province de Liège) et une petite machine à pâtes italiennes.
Mon souhait le plus cher est que l’économie et la production alimentaires domestiques et de qualité se développent autant que possible. Quoi de plus normal que de commencer par le pain.
Des formations complémentaires sont également organisées en séance de trois heures :  
-          Tortellini avec deux farces différentes
-          Ravioli idem
-          Pâtes de couleur
-          Mais aussi pizza, focaccia, sfogliatelle…
Chaque séance dure trois heures. Vous rentrez chez vous avec la moitié de la production. La participation aux frais de ces ateliers est également de 13euros/heure).
Pour vous inscrire ou pour information complémentaire: mario.gotto@gmail.com
Au plaisir de vous recevoir.
Mario Gotto

mardi 17 septembre 2019

Il Forno di Mario


Il Forno di Mario

Passez une journée dans le fournil de Mario et apprenez à faire :
-          Du pain, intégral et/ou blanc, au levain et cuisson au feu de bois.
-          De la pâte aux œufs pour spaghetti et/ou tagliatelle et /ou lasagne
-          Des Msemens, ces fameuses crêpes marocaines délicieuses.
La formation dure 7 heures, de 10h à 17h. (Le pain au levain demande de laisser du temps au temps)
Vous repartez chez vous non seulement avec un savoir-faire, mais aussi avec quatre pains, 300 gr de pâtes et Trois msemens, tous de votre production. Ainsi qu’une base de levain que vous pourrez utiliser toute votre vie.
La participation aux frais est de 13 euros /heure. (Voir plus précisément sur Listminut). Le repas du midi est offert bien sûr.
La journée se déroule comme suit : (Cet horaire est indicatif et peut varier selon la fermentation des pâtes et la vitesse d’exécution de l’apprenant)
9h45 : accueil, café ou thé
10h : infusion de l’huile d’olive aux herbes aromatiques (pour repas du midi) et confection de la pâte pour msemens
10h20 : confection et pétrissage de la  ou des (max 2) pâtes pour pains
10h50 : pendant que la pâte pour pain lève, confection de la pâte pour spaghettis
11h10 : pendant que la pâte à spaghettis repose et se détend, allumage du four avec le bois
11h30 : laminage de la pâte et fabrication des spaghettis ou tagliatelle ou feuille de lasagne.
12h30 : repas : spaghettis à l’huile d’olive infusée aux herbes aromatiques
13h (eh oui, on ne peut pas traîner) : rabattage et pliage de la pâte à pain.
13h15 : gestion du feu à bois, répartition de la chaleur, des braises et des parfums du feu.
13h45 : pesage et boulage des pâtons de pains.
14h15 : pendant que les pains lèvent, confection des msemens
14h45 : évacuation des braises et nettoyage du four
15h : enfournement du pain
15h15 : cuisson des msemens (à la poêle)
16h : défournement du pain
16h15 : remise en ordre du fournil et débriefing
La formation se déroule dans un esprit amical et convivial, vous êtes chez vous durant cette journée. Je ne prends qu’un apprenant à la fois, vous pourrez donc mettre la main à la pâte autant que vous le souhaitez et je vous transmets mon savoir autant que possible.
L’apprentissage est assez exigeant : il faut pétrir, pétrir et pétrir la pâte, allumer et gérer le feu, vider les braises etc…La cuisson au feu de bois suppose un côté « travail de charbonnier ». Sachez-le par avance mais ne craignez rien, c’est moi qui conduis.

Prenez avec vous le jour même :
-          Des vêtements que vous n’aurez pas peur de salir ainsi qu’un tablier et un chapeau pour retenir les cheveux (une casquette ou autre)
-          Un cahier pour y noter les recettes et tout ce qui les accompagne.
Et surtout, n’oubliez pas votre enthousiasme. Vous le verrez, la boulange est un travail passionnant. Mettre ses mains dans la farine, y ajouter l’eau, le levain et le sel, et au bout du processus se retrouver avec un pain chaud, croustillant et délicieusement parfumé…
Après cela, vous n’aurez qu’une envie : achetez vous-même un four à bois (il existe de très bons fours  autour de 500 à 700 euros en province de Liège) et une petite machine à pâtes italiennes.
Mon souhait le plus cher est que l’économie et la production alimentaires domestiques et de qualité se développent autant que possible. Quoi de plus normal que de commencer par le pain.
Des formations complémentaires sont également organisées en séance de trois heures :  
-          Tortellini avec deux farces différentes
-          Ravioli idem
-          Pâtes de couleur
-          Mais aussi pizza, focaccia, sfogliatelle…
Chaque séance dure trois heures. Vous rentrez chez vous avec la moitié de la production. La participation aux frais de ces ateliers est également de 13euros/heure).
Pour vous inscrire à ces formations (les dates sont fixées de commun accord), vous devez, passer par la plateforme listminut. C’est également listminut qui s’occupe des paiements et des aspects administratifs. Facile, suivez le lien "https://listminut.be/fr/listworkers/72656-Mario-G"
Au plaisir de vous recevoir.
Mario Gotto