jeudi 6 juin 2013

Nocturnes à Benares (2)

Le propriétaire de l'hôtel où nous logions avait acquit et restaurer un bâtiment à à peine 100 mètres de son bâtiment central. C'est dans ce nouveau bâtiment que nous fûmes loger. Marlène et moi avions la chambre la plus spacieuse,, Paquita et Begonia celle d'à côté et Nazim celle d'en face. Nous devions donc quitter ce bâtiment et passer trois ou quatre ruelles sombres mais peu fréquentées pour nous rendre au bâtiment central pour le bar ou le petit déjeuner. Les ruelles étaient sombres et crasseuse, nous devinions des logements sales et sans éclairages, d'où sortaient des groupes d'enfants et où vivaient des familles. Nous comprîmes assez vite que malgré cela, ces familles étaient privilégiées par rapport à d'autres sans logement aucun. Nous le comprîmes dés le lendemain matin en voyant au lever, les enfants courir et jouer sur les toits avec leur cerf volant, les filles se peignant et faisant leur toilette, les femmes faisant la causette d'un toit à l'autre. Il y avait à cet hauteur, je crois que nous étions à un troisième ou quatrième étage, quelque chose de doux, de familial et serein qui contrastait totalement avec le bruit et la violence de la foule des ruelles d'en bas.
C'est dés le premier soir, alors que nous nous rendions à un restaurant de la rue centrale que je croisais de nouveau Eterno. Ainsi je n'avais pas rêvé, C'était bien lui que j'avais vu lors de cette marche forcée vers l'hôtel. Notre contact ne dura que quelques secondes, le temps de me remettre de ma surprise t le temps pour lui de me proposer de le rejoindre à minuit, au même endroit, là où nous débouchions sur la rue principale au sortir du dédale de ruelles où se trouvait notre hôtel..
J'étais plein d'illusions en entrant dans le resto recommandé par différents guides touristiques. Il y avait un monde fou, nous commandâmes thalie et naan. Heureusement il y avait les naan et le riz car les raviers composant le Thalie était désespérément emplis de bouillon style bouillasse et il fallait chercher pour y trouver les légumes et les lentilles annoncées. Malgré tout, je me remettais malgré mes problèmes intestinaux et je ne sais pourquoi, la présence d'Eterno dans les environs me mettait de bonne humeur. Je pensais qu'Eterno me ferait découvrir une Inde underground pleines de surprises, de bonnes surprises.
En fait, j'aurais du envoyer Eterno promené, je n'aurais jamais du quitter ma chambre et aller à ce rendez-vous.
Eterno m'emmena le long du Gange que nous nous dirigeâmes vers l'amont. Je fus directement pris à la gorge par les odeurs pestilentielles de pisse, de merde et de pourriture. J'avais, heureusement pris mon foulard que je posai devant ma bouche et mon nez pour me protéger. Mais peu à peu vint s'ajouter une odeur de fumée, des particules de cendres virevoltaient dans l'air, la fumée se faisaient plus denses et peu à peu, je distinguais dans le noir, des montagnes de bois débité en bûches, des hommes pareils à des charbonniers y travaillant, et enfin je vis les bûchers, les flammes de trois ou quatre énormes foyers en plein air en contrebas, au bord du fleuve. Des groupes silencieux regardaient ces flammes semblant s'y recueillir. Je ne savais pas encore pourquoi mais l'ambiance était pesante, silencieuse et empreinte de tristesse et de recueillement. " Voilà, me dit Eterno, je suis désolé de commencer par te montrer cela, mais tu es ici dans ce qui est sans doute, surtout en cette période de fête religieuse, un des plus important centre d'incinération en plein air, au monde. L'objectif de tout indien est d'être incinéré ici, à Benares, au bord du Gange dans lequel ses cendres devront être dispersés. Il n'est pas rare que les vieilles personnes qui savent qu'elles vont bientôt mourir, supplient leur famille de les amener ici, de les incinérer ici. Et pour les familles c'est le meilleur hommage qu'ils puissent rendre à leur mort. Certains dépensent tout ce qu'ils ont pour incinérer leur mort ici. D'autres qui n'ont pas les moyens de se payer un bûcher, emballent les corps dans les plus beaux tissus qu'ils possèdent, construisent des radeaux de fortunes, y déposent le cadavre recouvert de fleur et le font glisser sur le Gange."
J'étais sans voix, j'étouffais sous la fumée, j'avais les yeux qui piquaient, je priai Eterno pour que nous nous éloignions, ce que nous fîmes en reprenant le chemin en sens inverse. Dire que j'avais cru qu'il s'agissait de barbecue!!!. Eterno m'expliqua qu'on brûlait chaque jour de 600 à 700 cadavres. Que c'était une tradition contre laquelle il était impossible de lutter et que cela posait des problèmes tant sanitaire qu'écologiques énormes. Certaines castes refusent de brûler leur cadavre car leur tradition religieuse exige de laisser leur cadavre à l'air libre, en hauteur sur des pilotis et ces cadavres pourrissent et sont dévorés peu à peu par des charognards. Le malheur est que l'on construit de plus en plus en hauteur et que les odeurs gagnent les appartements et habitations. D'autant plus qu'une épidémie a ravagé la population de vautours et autres charognes. Le gouvernement a fait différentes propositions pour résoudre ce problème, mais aucun compromis n'a encore pu être trouvés. 
"Je croyais en te voyant Eterno que tu me ferais découvrir les beautés de l'Inde, on m'en a tellement vantés les charmes, on m'a tellement parlé de la sagesse indienne, du bonheur de ces peuples et jusqu'à présent je n'ai vu que misère, crasse et puanteur."!! 
Etreno me laissa à l'entrée de l'hôtel, je regagnai ma chambre prudemment sans éveiller Marlène. J'aurais voulu me doucher, me rioncer les narines pour me débarrasser de la crasse que j'avais l'impression d'y avoir accumuler..Vraiment qu'est-ce que j'en avais à foutre de ces histoires macabres, de cette misère à laquelle semblait se résigner tout un peuple qui serait bientôt le plus important de la p^lanète.
La suite à la semaine prochaines.

Tout ce que je raconte sur l'Inde est véridique, y compris le traitement des cadavres qui est vraiment un problème de société. Nous avons circules parmi les bûchers de Benares et cela n'a rien de réjouissant et j'aurai préféré m'en passer.

Vous avez été nombreux à apprécier notre nouveau restaurant, celui qu'Anne Sophie nous a aménagé. Elle a changé jusque notre éclairage, y a mis des salons, des meubles, comme à la maison. Ophélie disait que c'tait gai d'y entrer, de prendre son apéro dans un coin et de terminer la soirée dans un petit salon. Il est encore plus convivial et cela nous donne beaucoup de perspectives pour l'avenir. Pourquoi pas un nouveau resto et une nouvelle déco tous les deux mois?
Bon couteaux de mer, jamon de pato et soit cabillaud (la semaine dernière c'était du maquereau), soit foie de veau à la carte.
Je crois bien que c'est la terrasse dans la rue de la Poule qui servira de décor ce WE.
A très vite
Mario



lundi 27 mai 2013

L'Evénement à Como en casa ce vendredi 31 mai

Nous vivons le vernissage de ce vendredi comme un grand événement: une exposition de meubles et d'objets, mis en scène par une architecte designer et pas n'importe laquelle: Anne Sophie Ernest/
Dans le domaine des arts plastiques, on appelle cela des installations. Nous allons donc sortir des habituelles expos photos ou peintures et accueillir une mise en scène d'objets, pour la plupart des objets et meubles des années 50 et 60.
Ceux et celles qui comme nous connaissent Anne Sophie, adore Anne Sophie et ce qu'elle fait: l'aménagement de la fromagerie Uguzon en Neuvice, c'est elle, les idées de déco de l'hôtel Neuvice, c'est elle aussi. Nous avons connu Anne Sophie lors des activités SlowFood de Liège. On peut donc s'attendre en matière d'installation à du Bon, du Propre, du Juste et du Beau.

Antiquaire et architecte d'intérieur, Anne Sophie est attirée par la beauté intrinsèque des objets. Elle est convaincue qu'il y a interaction entre l'habitant et son espace, attentive comme elle est au bien être et à l'harmonie dans la maison.
Il y a un an , elle fondait Natural Interior Design et depuis explose de créativité.
Nous sommes particulièrement heureux de recevoir ses installations. Ne rater pas le vernissage auquel nous vous invitons ce vendredi 31 mai à 19h. Le verre de l'amitiés vous sera offert. Réservez dés à présent vos couverts si vous voulez prolonger le vernissage par un repas dans une ambiance qui promet d'être festive.
Réservation en journée au 04/2320004 ou en soirée au 0498/110980.
Le suite du voyage en Inde dés la semaine prochaine.

mercredi 15 mai 2013

Nocturnes à Benares


Notre arrivée à Benares avait déjà été chaotique -c'est décidément le qualificatif que je retiendrai de ce voyage en Inde- et avait commencé de m'épuiser. Nous avions du prendre deux véhicules avec chauffeur à l'aéroport étant donné que celui que l'on nous avait envoyé était bien trop petit pour nous contenir tous les cinq et nos bagages. Nous avions donc pris une voiture avec Marlène et sa soeur Begonia, Paquita et Nassim prenant place dans l'autre. A l'approche de Benares, nous découvrîmes en ce début de soirée le même spectacle désolant que dans les faubourgs de Delhi  hommes et femmes vivant à même la rue avec quelques tentes en plastiques ou en cartons dressées sur les trottoirs et dans lesquelles brûlait un feu et vivait des familles complètes avec plusieurs enfants. Je voyais leurs pieds et vêtements mouillés - il pleuvait ce jour-là- et me disait qu'ils n'arriveraient jamais à se sécher et passerait la nuit dans cette humidité. Les rues étaient encombrées de monde,portant paquets, sacs de toutes sortes, de vélos, de pousse-pousse, de tchouk tchouk,, de motos et tracteurs, de charrettes tirées par des mules. Le bruit et le chaos- encore lui- était invraisemblable et nous n'avancions qu'au pas d'homme à coup de klaxons, sans aucune attention pour les piétons ou autres mode de déplacements fragiles. J'avais lu quelques part que les paysages des villes indiennes étaient d'abord faits des couleurs des habitants et de la foule dans les rues, mais ce soir de pluie où chacun courait à la recherche d'un abris, me donna l'impression d'une misère gigantesque entourée d'une grisaille digne d'un novembre en Belgique.
Nous n'étions pas au bout de nos peines. Il se fait que la rue principale de Benares est interdite de circulation automobile et si elle n'est pas interdite, son encombrement est tel- )à la foule s'ajoute des échoppes et ateliers de bouches de toutes sortes: les boulangers fabriquent leur pâte à chiapati et les cuisent à même la rue, c'est vrai aussi pour tout ce qu'on pourrait appeler les street food. Bref, notre chauffeur s'arrête tout à coup à un coin de rue et nous fait comprendre que c'est le terminus et qu'il nous faut continuer à pieds. Un jeune garçon- mais ils sont tous jeunes en Inde, il faut voir cela pour comprendre que nos pays sont vieillissant et que la bataille démographique est définitivement gagnée par le Sud- ce jeune garçon qui nous fait bien comprendre qu'il n'est pas là pour porter nos bagages nous fait sgne de le suivre. Et nous voilà partis pour ce qui va devenir une marche forcée de 4( minutes à travers une foule compacte, à patauger nous et le bas de nos valises dans une boue dégoulinante faite de déchets de toutes sortes, de bouses de vaches, d'épluchures en putréfaction, harcelés par les klaxons des motos et des tcouk tchouk asphyxiés par les gaz d'échappement des moteurs deux temps où sont mélangés essence et huiles et mouillés par une pluie qui ne se calme pas. Mes problèmes intestinaux ont commencés depuis deux ou trois jours à Delhi, je ne suis pas quitte de mes furoncles qui sont apparus dés le premier jour, je me retrouve à porter le sac à dos de Nassim mais qui est emballés dans une toile de protection et que je ne peux donc pas fixé correctement sur mes épaules, je peste t maudit la terre entière en me demandant ce que je fautais là. J'avais connu ce genre d'aventure en Haïti à plusieurs reprise, mais c'était il y a près de 25 à 30 ans et j'étais en mission et non pas en vacances, J'avais le goût de l'aventure et du risques et j'étais seul à justement prendre ces risques. Ici, j'étais, je le croyais du moins, là pour le plaisir et la découverte, je savais qu'il y aurait à affronter la misère et à vivre des moments pénibles, mais, à patauger dans les rues de Benares, au milieu d'une foule qui par définition ne connait pas la pitié et à porter ces bagages, à m'inquiéter- à tort car elles se montrèrent plus fortes que moi- pour Marlène et Begonia, à contrôler mes intestins en me demandant si je tiendrais le coup jusque l'hôtel, là je me suis demandé comme beaucoup d'autres- je l'appris plus tard- mais qu'est-ce que je fous là?? 
C'est là que je crus apercevoir Eterno, il me regardait et au moment où nos yeux se sont croisés, il avait détourné le regard, de sorte que je n'étais pas sûr de ma vision. Avec leur peau mat, beaucoup d'indiens ressemblent à Eterno et j'oubliais très vite cette rencontre en la mettant sur le compte de ma semi-perdition. Nous quittâmes la rue principale pour pénétrer dans un lacis de ruelle, un véritable labyrinthe aussi encombré de monde, de vaches, de singes (mais oui) et de crasse que la rue principale. Mais oh surprise, l'hôtel, sans être luxueux était bien, propre et confortable. Notre chambre était spacieuse et notre lit géant. Je fis connaissance avec la salle de bain avec qui j'allais entretenir des rapports très fréquents.
La suite à la semaine prochaine.

Merluza à la casuela sera la surprise de ce WE. Connaissez vous la merlus  C'est un poisson délicieux et fins, dont la préparation est un classique en Espagne, on le cuit au vin blanc et on l'entoure de coques, des venus ou des palourdes. Moi j'adore, vous, vous allez le découvrir.
Nous avons encore obtenu deux kilos de couteaux de mer(ceux du WE dernier ont été épuisés avant la fin du service de samedi. Il faut dire que vous étiez fort nombreux et qu'il n'y avait plus de chaises disponibles. L'ambiance était vraiment superbe.
Le mille feuille a eu aussi un succès fou. Dans le fonds nous essayons tous de nous persuader que l'été est arrivé. Mais il a plu aux saintes glaces et quand il pleut aux saintes glaces....
Allei à bientôt

vendredi 10 mai 2013

juste quelques infos

Bonjour, Je prends juste quelques minutes pour vous donner quelques infos. 
Nous avons obtenu deux kilos de couteaux de mer. Ne les ratez pas, vous pouvez déguster aujourd'hui vendredi les couteaux cueillis jeudi en Bretagne. Avec le beau temps, le mille feuille de légumes méditéranéens est de retour avec toute sa saveur et sa finesse. Panne de jamon de pato, il faiyt trop humide dans le Gers et notre partenaire nous dit que le magret ne sèche pas. Ce sera pour la semaine prochaine.
Le maquereau prolifère dans nos océans, c'est le poisson le plus "durable " et écologique, il sera à la carte ce soir et la façon dont Marlène le prépare en fait un plat sublime (c'est ce que nous entendons en salle.)
Bon je n'ai pas encore commencé mon récit sur l'Inde. Je le ferai, je vous promets. En fait, j'ai rencontré Eterno (lire sur mon blog "cachez-vous sous les bancs" sur mariogotto.blogspot.com/ ) dans une ruelle de Benares. C'est de nouveau lui qui m'a entraîne dans un Benares underground. La noirceur et la misère m'a paru effroyable. Tous ces gens qui squatte d'anciens palais et qui vivent dans la promiscuité la plus totale. Un milliard deux cent millions d'habitants et vingt nouveaux millions qui arrivent chaque année. C'est le défi auquel l'Inde est confrontée avec un quart de sa population qui vit sous le seuil de pauvreté. Pourtant, on évalue la classe moyenne à 400 millions de personnes soit plus que la population européenne. Je vous raconterai. Mais ce que je n'aurais pas du faire c'est sortir seul la nuit et croire que j'étais encore capable de tout.
Allei. A très vite

mardi 16 avril 2013

quelques nouvelles

Mais oui, bonjour, je vis encore et j'ai trois quart d'heure devant moi pour vous donner quelques infos. C'est la pleine forme aujourd'hui car nous avons installé notre terrasse pour la première fois et comme par hasard, une dame me téléphone pour réserver pour un groupe mais...en terrasse. La rue de la Poule est ensoleillée de 11h30 à 13h30. Quelle chance. On nous annonce 20 degrés pour demain, j'espère que monsieur météo ne raconte pas des sornettes sinon, gare à lui.
Nous serons complet vendredi. C'est à cause de Véronique. Véronique Simonet. Une peintre. Il y a du Monet chez cette Simonet. Elle a toujours voulu peindre mais ses parents l'ont orientée médecine et cardiologie. Elle ne s'en plaint pas car c'est à un congrès de cardiologues qu'elle a rencontré son amoureux. C'était à New York. Son amoureux c'est Pierre Materne. Cardiologue lui aussi. Dés qu'elle a eu fini médecine, elle a fait les beaux arts et aujourd'hui elle est cardiologue et peintre. Elle expose chez nous du 19 avril au 24 mai. Vous êtes bien sûr invités au vernissage dés 18h30. Pour le dîner, tout est complet et il vous faudra revenir le samedi. Les peintures de Véronique ne sont pas figuratives mais on y voit quand même la mer, la terre, le sable, le ciel, le soleil, la lune et plein de questions sur la vie. Bon, ses peintures sont comme elle. Enfin comme nous quoi.  Mais elles sont apaisantes, vous verrez.
Bon, à part cela, nous avons plein de nouvelles choses très bonnes. Le midi, nous avons relancé la salade foldingue encore plus timbrée qu'avant avec des graines de toutes sortes. Je crois qu'il y en a encore parmi vous qui n'ont pas encore goûter notre Jamon de pato, littéralement, notre jambon de canard avec une choucroute en salade et des perles de grenade. Bon et pleins de choses encore, par exemple Marlène a sorti un cabillaud à faire pâlir de jalousie des étoilés
Nos focaccia's seront présentes au récital de saveurs à la maison des notaires ce 20 avril, organisé par le cercle des artisans. Voir pour cela:https://www.fgacebook.com/LeCercleDes Artisans.
Vous êtes nombreux et nombreuses à me poser des questions sur l'Inde. Il m'est arrivé des choses (que même mes compagnons de voyage ne savent pas) c'était au cours des trois nuits à Bénares, j'avais quitté l'hôtel sans que les autres ne s'en aperçoivent. Mal m'en a prit. Je vous raconterai dés que je m'y sentirai préparé car pour le moment le traumatisme est encore trop fort. Mais ça va hein! je vais bien et la vie est belle.
Allei, au plaisir de vous voir bien vite.

lundi 25 mars 2013

le nucléaire, une technique qui tue


Francis Leboutte est ingénieur civil, animateur du mouvement des objecteurs de croissance. Etre objecteur de croissance, c'est pour Francis, un ami et client fidèle de como en casa, c'est s'opposé à la croissance de la consommation énergétique. Francis est pour la croissance des bonnes choses, du bon vin en passant par le quinoa.
Son texte ci-dessous est un véritable plaidoyer contre le nucléaire. C'est bien écrit, hyper documenté, c'est sans hargne mais sans concession, persuadé qu'il est que le nucléaire est une menace pour l'humanité. Il m'a convaincu et je me fais un plaisir de le diffuser. Je vous en souhaite bonne lecture.

Au XXe siècle, avec la fission de l’atome, l’homme a trouvé les moyens d’aller à contre-courant du déclin spontané de la radioactivité naturelle, déclin qui permit l’éclosion de la vie sur terre il y a plus d’un milliard d’années. Il a mis en œuvre ces moyens sans tarder, d’où le nucléaire militaire, suivi de 
son jumeau, le nucléaire dit civil et proclamé pacifique, comme pour le dédouaner de l’horreur
d’Hiroshima. Ce « progrès » contre nature ne se limite pas aux événements qui ont frappé les 
imaginations, les deux bombes lâchées sur le Japon, les nombreux essais d’explosion nucléaire 
atmosphérique ou souterraine et les catastrophes de Three Mile Island (1979), Tchernobyl (1986) et 
Fukushima (2011). Il faudrait commencer par rappeler le désastre de Kychtym dans l’Oural en 1957 
et les nombreux accidents qui, année après année, ont touché les réacteurs nucléaires, à commencer
par celui deWindscale en Grande Bretagne (1957). À ceux-là s’ajoute une pollution nucléaire 
présente à toutes les étapes du processus : extraction du minerai d’uranium suivi sur place de sa
purification et de sa concentration, enrichissement de l’uranium pour en faire du combustible ou de 
l’uranium militaire, exploitation des centrales et pseudo-traitement des déchets. 
Avec l’industrie du nucléaire, l’espèce humaine a mis en place une capacité de suicide à double
détente : à petit feu avec la croissance d’un stock de déchets éternels et l’augmentation continue de
la radioactivité, à grand feu par d’inévitables catastrophes comme celles de Tchernobyl et de
Fuskushima, voire la possibilité d’une guerre atomique suite à la prolifération des arsenaux 
nucléaires mondiaux (10.000 bombes de puissance très supérieure à celle d’Hiroshima, dont 2.000 
prêtes à l’envol sans délai). 
Le choix du nucléaire a été et est celui d’une poignée de technocrates, industriels et responsables
politiques agissant en dehors de tout débat, information et consultation démocratiques et qui n’ont 
pas hésité à manipuler l’opinion publique en faisant croire au plus grand nombre qu’il s’agissait 
d’une énergie sûre, illimitée et bon marché. 
Une source d’énergie sûre ? 
Le nombre de décès à travers le monde attribuables aux retombées de l’accident de Tchernobyl, 
entre 1986 et 2004, est de 985 000, un chiffre qui a encore augmenté depuis cette date. Des 
830.000 « liquidateurs » intervenus sur le site après les faits, 112.000 à 125.000 sont mortsI
. Les 
rapports médicaux du Ministère de la Santé et du Comité Tchernobyl notent qu'à la suite de la 
catastrophe de Tchernobyl, le nombre des enfants sains au Bélarus est passé de 85% en 1985 à 20% 
en 1999II. Tout aussi effrayant est le génocide lent décrit par Youri Bandajevsky, ancien directeur de 
l’institut de médecine de Gomel (Bélarus), une chute de la population résultant de la baisse de 
natalité et de la hausse de mortalité observées dans tous les territoires contaminés : entre 1994 et 
2008, la population de Biélorussie a diminué de 600.000 personnes soit 6% de la population ; en 
I
Conséquences de Tchernobyl, Alison Katz, Le Monde diplomatique, décembre 2010, www.mondediplomatique.fr. Et cette publication de l’Académie des sciences de New York (NYAS) : Chernobyl : 
Consequences of the catastrophe for people and the environment, Alexey Yablokov, Vassili 
Nesterenko et Alexey Nesterenko, Annals of the New York Academy of Sciences, vol. 1181, WileyBlackwell, avril 2010. 
En 2003, une étude de l’ECRR (European Committee on Radiation Risk) estimait que les rayonnements ionisants artificiels étaient responsables de la mort de plus de 60 millions de personnes 
depuis 1945, rien que pour le cancer. L’édition 2010 de cette étude est disponible en PDF sur 
www.euradcom.org (The Health Effects of Exposure to Low Doses of Ionizing Radiation, Chris 
Busby, Green Audit Press, 248 pages). Celle de 2003 a été traduite en français : Recommandations 
2003 du Comité européen sur le risque de l'irradiation. Étude des effets sanitaires de l'exposition
aux faibles doses de radiation ionisante à des fins de radioprotection, Éditions Frison-Roche). 
II Le Bélarus, ou Biélorussie, est peuplé de 10 millions d’habitants avec une densité de population de
49 habitants par kilomètre carré, une des plus faibles d’Europe ; Minsk, la capitale, se trouve à plus
de 300 kilomètres au Nord de Tchernobyl. 
1/4 Ukraine, la baisse a été encore plus importante : 5.400.000 personnes soit 8% de la populationIII
Fukushima, La décontamination comme mensonge politique - Chronique de l’indélébile titre Z,
Revue d’enquête et de critique sociale. Pour mettre fin aux évacuations et s’épargner de lourdes 
indemnisations, l’État japonais a tout misé sur la « décontamination ». Treize milliards de dollars 
en poche, trois géants du BTPIV du pays sont chargés de rendre la région habitable le plus vite 
possible. Mais en matière de nucléaire, que signifie réellement « décontaminer » ?
« Décontaminer » une région de 20.000 km2
 est absurde et sans espoir, car si on peut « décontaminer » un objet ou une construction moyennant beaucoup d’efforts et au prix de la production 
d’une grande quantité de déchets radioactifs (y inclus les outils et véhicules nécessaires au travail), il 
est impossible de « décontaminer » une région entière, pas plus qu’on ne peut, comme suggéré par 
le gouvernementjaponais, enterrer bien proprement toute la région. On ne peut tuer la radioactivité comme on tue des microbes pathogènes, il n’existe pas de « désinfectant » de la radioactivité ; 
on peut tout juste la déplacer ou attendre suffisamment longtemps qu’elle se réduise d’elle-même. 
En attendant cet impossible retour à la normale, à côté des 200.000 déplacés de Fukushima, des 
centaines de milliers de japonais vivent dans un environnement contaminé et consomment
quotidiennement des aliments radioactifs. 
D’autre part la centrale de Fukushima Daiishi continue de contaminer l’environnement ; pire, le
bâtiment fragilisé du réacteur numéro 4 contenant plus de 250 tonnes de combustible usagé très
dangereux pourrait s’effondrer en cas d’un nouveau séisme ce qui provoquerait une catastrophe bien 
plus grande que celle de 2011. 
Il est sans doute nécessaire de rappeler quelques-uns des nombreux accidents où la catastrophe n’a 
été évitée que de peu, par chance le plus souvent.À 5 reprises rien qu’en France, la dernière fois fin 
1999 où 90 millions de litres d’eau de la Garonne se sont déversés dans la centrale du Blayais 
mettant à mal le refroidissement des 3 réacteurs en fonctionnement et des systèmes essentiels pour 
la sûreté. En 2006, dans la centrale de Forsmark en Suède, un court-circuit électrique a provoqué la
perte d’alimentation électrique du réacteur n°1, son arrêt automatique et l’extinction des écrans de 
contrôle de la salle de commande ; les opérateurs se sont retrouvés aveugles devant un réacteur en 
passe de surchauffe et de fusion du cœur, des générateurs de secours n’ayant pu être démarrés. La 
situation n’a pu être rétablie que plus de 20 minutes plus tard. C’est un pur hasard si la fusion du 
cœur n’a pas eu lieu a déclaré un ancien responsable de la construction du réacteur. 
Après Tchernobyl et Fukushima, il devient difficile même pour les nucléocrates de prétendre la 
sûreté des centrales nucléaires. Leur assurance, à l’image de la cuve de certains réacteurs,
commence à se fissurer : On ne peut garantir qu'il n'y aura jamais d'accident grave en France
(André-Claude Lacoste, directeur de l’Autorité de sureté nucléaire - ASN, France - dans le journal Le 
Monde du 31 mars 2011) ; ou encore Jacques Repussard, directeur de l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire - France) lors d’une audition parlementaire en 2011 : Il faut accepter 
de se préparer à des situations complètement inimaginables. Pourquoi dès lors ne pas en tirer la 
conséquence qui s’impose, à savoir la sortie rapide du nucléaire ? En réalité, aucune personne bien
informée n’est dupe car, dès les années 50, le problème de la sûreté nucléaire était déjà considéré 
comme insoluble. Ainsi, dans un rapport de la Commission de l’énergie atomique américaine publié 
en 1957, on lit ceci : Un fait doit être énoncé : personne ne connaît actuellement et ne connaîtra 
jamais la grandeur exacte de la probabilité d’un accident de réacteur dangereux pour la 
population[…] Les effets cumulés du rayonnement sur les propriétés physiques et chimiques des 
matériaux [du réacteur] après un temps long sont largement inconnus et peuvent produire des 
dégâts sérieux. Après le démarrage, de nombreux composants vitaux deviennent inaccessibles 
pour inspection… Quelles furent les conséquences de ces constats prémonitoires ? 
En premier lieu, des lois et accords internationaux limitant la responsabilité civile de l’exploitant en 
cas de catastrophe nucléaire, afin, comme le dit explicitement la convention de Paris signée en 1960 
par 16 pays, d’éviter d’entraver le développement de la production et de l’utilisation de l’énergie 
nucléaire et donc de permettre à la finance de s’impliquer dans le nucléaire, sans risque pour ellemême, pour faire de l’argent quelles que soient les conséquences. En Belgique, le montant ainsi 
assuré est de trois cents millions d'euros, par centrale, ce qui est dérisoire par rapport aux milliers 
de milliards d’euros que pourrait coûter un accident majeur en Belgique. 
Ensuite, en 1959, un accord entre l’OMS (Organisation mondiale de la santé) et l'AIEA (Agence 
internationale de l'énergie atomique) parachève le montage qui ouvre la voie au développement de
III Pourquoi le gouvernement fait le choix d’une électricité chère et dangereuse, Corinne Lepage, 
Libération, le 26 avril 2011. 
IV BTP : Bâtiments de travaux publics. 3 des sociétés qui ont bâti les centrales. 
2/4 l’industrie nucléaire : cet accord stipule que ces deux organismes agiront en coopération étroite et 
se consulteront régulièrement. Ce montage devient limpide quand on sait que la promotion des 
activités nucléaires commerciales est l’objet principal de l’AEIA (accélérer et accroitre la 
contribution de l'énergie atomique à la paix, la santé et la prospérité dans le monde entier). On 
comprend mieux aussi pourquoi l’OMS s’est montrée si discrète dans l’après Tchernobyl comme 
dans l’après Fukushima. 
Une source d’énergie illimitée ? 
Au rythme de consommation actuelle, il reste moins de 100 ans de réserve d’uranium, soit si le
monde entier était équipé en réacteurs nucléaires comme la France, moins de 10 ans de réserve. 
Mais la question des réserves ne se limite pas à l’uranium car le nucléaire nécessite par ailleurs une 
grande quantité d’une série de métaux dont les réserves sont tout aussi limitées : titane, cobalt, 
tantale, zirconium... Assurément, on est très loin d’une source d’énergie illimitée et de la durabilité. 
Du point de vue de la consommation des ressources non renouvelables, le nucléaire ne constitue pas 
un cas particulier et donc, de façon générale, c’est tout notre modèle productiviste qui doit être 
aboli, nous ne pouvons continuer à gaspiller nos ressources de la sorte sans penser à l’avenir, le 
nôtre et celui des générations futures. 
Une source d’énergie bon marché ? 
Si, comme dans toute activité industrielle, l’exploitant d’une centrale nucléaire devait assurer
l’entière responsabilité du risque, cela se traduirait par une multiplication du prix de l’électricité
d’origine nucléaire. Les investissements initiaux et la recherche ont été largement subventionnés :
en Belgique, de 1974 à 1999, 70 % du budget total de recherche et développement a été consacré au 
nucléaire (fission et fusion) ; durant ces dernières années, les deux tiers du budget européen de 
recherche sur l’énergie ont été consacrés au nucléaire. Les coûts du démantèlement des centrales et
de la gestion des déchets, prohibitifsV, ne sont que très partiellement provisionnés. Comment 
d’ailleurs évaluer le coût d’une gestion des déchets à assurer sur une période allant de plusieurs 
centaines d’années à plusieurs dizaines de milliers d’années ? Sans subvention publique et passedroits, la production d’énergie électrique nucléaire n’est absolument pas compétitive et son
développement n’aurait jamais pu avoir lieu. 
En ce qui concerne le coût économique de la catastrophe de Tchernobyl, pour les 30 premières
années (2015) et rien que pour le Bélarus, une estimation partielle fait état de 200 milliards 
d’eurosVI. L’Ukraine et le Bélarus continuent de consacrer chaque année environ 6 % de leur budget 
national pour pallier les conséquences de l’accident (chiffre qui était bien plus élevé dans les années
qui ont suivi l’accident, par exemple 22 % du budget national pour le Bélarus la 5ème année après 
l’accident). Le coût du nouveau sarcophage à construire pour le réacteur accidenté est évalué à 
environ un milliard d’euros. On n’ose penser à ce qu’il faudra investir pour le maintenir et sécuriser 
le site pendant des millénaires, en espérant qu’on en aura encore les moyens. Aujourd’hui, rapporté 
au coût de la vie dans l’Union européenne, le coût de l’accident de Tchernobyl dépasse les 1.000 
milliards d’euros. Quant au coût pour les générations futures, on a du mal à en percevoir la limite. 
Qu’en est-il de la question du coût énergétique de la filière nucléaire ? Quel estle REEI (ratio de
l’énergie utilisable sur l’énergie investie) de l’ensemble du processus de production d’électricité
nucléaire une fois comptabilisées toutes les dépenses énergétiques, de l’extraction de l’uranium 
jusqu’au démantèlement des centrales et la gestion des déchets, sans oublier les activités de
réparation suite aux catastrophes ? Certains avancent des REEI favorables de 10 ou plus mais ils
négligent le problème des déchets et des conséquences des accidents, en reportant ces dépenses sur 
les générations futures. Prendre en compte le coût énergétique du stockage et de la surveillance des 
déchets radioactifs sur une durée de plusieurs milliers d’années devrait faire tomber le REEI sous
l’unité ce qui signifie que, sur le long terme, le nucléaire ne peut être considéré comme une source 
d’énergie mais, bien au contraire, comme un gouffre. 
Et en Belgique ? 
En Belgique, pays de forte densité de population, plus de 2 millions de personnes vivent dans un 
rayon de 30 km autour des centrales nucléaires belges. 5,8 millions de personnes vivent à moins de
75 km de la centrale de Tihange (3 réacteurs) ; ce nombre monte à 9 millions pour la centrale de 
V En Suède le démantèlement d’un réacteur est évalué à environ 3 milliards d’euros. Certains
déchets resteront radiotoxiques pendant plus de 100.000 ans. 
VI Tous les coûts n’étant pas pris en compte, par exemple celui des pertes en vies humaines. Une 
estimation à multiplier par 2 au moins pour rapporter cette somme au coût de la vie dans l’Union
européenne.
3/4 Doel (4 réacteurs). Un accident majeur nécessitantl’évacuation de millions de personnes seraittout
simplement ingérable ; son coût total dépasserait plusieurs milliers de milliards d’euros et 
signifierait la fin du pays. 
Les réacteurs Tihange 2 et Doel 3 sont à l’arrêt depuis août 2012 car on y a détecté des fissures dans 
les cuves. Il est impossible de réparer ces défauts ou de remplacer la cuve. Ces 2 réacteurs ont été 
mis en service en 1982 et ont dépassé leur durée de vie prévue à la construction (30 ans). Les
réacteurs Doel 1 et 2 et Tihange 1 ont été mis en service en 1974 et 1975 et présentent des vices de 
construction dûs à une conception datée. En 2012, le gouvernement a décidé de prolonger la durée 
d’exploitation de Tihange 1 de 10 ans supplémentaires, l’amenant ainsi à 50 ans, soit 20 de plus que 
les 30 prévus à la conception du réacteur.
VII
Trente années de fonctionnement ce sont 30 années de sollicitations mécaniques, thermiques et
surtout d’un intense bombardement de neutrons de la cuve du réacteur qui fragilise l’acier qui la 
constitue. On rentre ici dans un domaine expérimental car il existe peu de réacteurs en fonctionnement depuis plus de 30 ans et on ne peut évidemment faire des tests de résistance destructifs sur 
la cuve d’un réacteur qui n’est pas arrêté définitivement, les seuls qui seraient tout à fait fiables ; sur 
certains réacteurs d’un peu plus de 30 ans, on a constaté que la fragilisation de l’acier de la cuve
était nettement plus élevée que celle attendue lors de la conception du réacteur. 
À quoi jouent l’opérateur des centrales nucléaires et les ministres responsables qui envisagent de 
redémarrer les deux réacteurs dont les cuves sont fissurées et de prolonger la durée de vie de
Tihange 1 à 50 ans au lieu des 30 ans prévus à la conception du réacteur ?
Le risque nucléaire encouru par l’humanité et son environnement est tout simplement non 
mesurable, sans limite, et donc insupportable et inacceptable. La sortie du nucléaire ne peut 
attendre. La simple raison et le souci des générations futures rendent urgentes les mesures 
suivantes : 
1. L’arrêt définitif des réacteurs Tihange 2 et Doel 3 dont les cuves sont fissurées. 
2. L’arrêt immédiat des trois réacteurs les plus anciens, Doel 1, Tihange 1 et Doel 2 qui présentent
une probabilité d’accident plus importante de par leur conception et leur âge. 
3. L’arrêt de tous les autres réacteurs dans les délais les plus brefs
VIII conjointement à la mise en 
place d’une politique volontariste en matière d’économie d’énergie et de mise en place des 
filières de production d’électricité à base d’énergie renouvelable. 
4. Un prix du kilowattheure d’origine nucléaire qui intègre non seulement les coûts de fonctionnement mais aussi : – le coût d’une assurance couvrant tout type d’accident nucléaire ; – le coût 
véritable du démantèlement des centrales ; – le coût de la gestion des déchets sur toute leur
durée de vie. 
5. La sécurité doit être renforcée, ce qui passe notamment par la fin de l’utilisation massive de 
sous-traitants malmenés et par une égalité de traitement de tous les travailleurs des centrales
nucléaires. 
6. Une tarification fortement progressive pour la consommation d'énergie des ménages, avec la 
gratuité de la première tranche correspondant aux besoins essentiels et un prix très élevé pour le
superflu. 
7. La fin du stockage des bombes atomiques étasuniennes en Belgique dans le cadre de l’OTAN.
8. La sortie de la Belgique de l’OTAN et de l’Euratom (Communauté européenne de l'énergie 
atomique), deux organisations internationales hors contrôle démocratique qui poursuivent leurs
buts propres à l’encontre du bien commun. 
VII Une loi votée en 2003 a permis de prolonger la durée de vie des 7 réacteurs belges de 10 ans, la
faisant passer d’un coup de baguette magique de 30 à 40 ans. Suivant cette loi, le réacteur Tihange 1 
aurait dû être arrêté en 2015, mais, en 2012, par un nouveau coup de baguette magique, le 
gouvernement reportait sa fermeture en 2025. 
Les 7 réacteurs sont répartis entre les centrales de Tihange et de Doel, en voici la liste avec leur 
puissance en mégawatt électrique (arrondie) et l’année de mise en service : Doel 1 (400 MWe - 
1974), Tihange 1 (1.000 MWe - 1975), Doel 2 (400 MWe - 1975), Doel 3 (1.000 MWe - 1975), 
Tihange 2 (1.000 MWe - 1982), Doel 4 (1.000 MWe - 1985), Tihange 3 (1.000 MWe - 1985). 
VIII Voir par exemple l’étude sur la sortie du nucléaire en 5 ans réalisée par l’association française 
Réseau sortir du nucléaire (www.sortirdunucleaire.org), applicable à la Belgique. 
4/4

mardi 5 mars 2013

retour d'Inde


S'il vous arrivait un jour de vous retrouver au fond d'un lit d’hôpital à Bombay ou ailleurs, d'avoir de la fièvre et des maux de ventre depuis  plusieurs jours, d'être en colère comme vous ne l'avez jamais été, d'être là au lieu d'être dans votre avion de retour, alors, n'écrivez ni billet d'humeur, ni  news car vous risquez de manquer d'objectivité...
Bien sûr que l'Inde est mieux que ce que j'en ai dit; les couleurs, les odeurs d'épices, le charme des femmes indiennes, les monuments éblouissants  les paysages verdoyants du Sud ( dans le Kerala), la trempette dans l’océan indien et surtout la promenade dans les backwaters...Si vous êtes en forme, allez-y et découvrez ce peuple d'un milliard deux cent millions d'habitants, confronté a des défis titanesques, à des inégalités propres à révolter les êtres les plus indifférents..
Mais je crois que j'attendais trop de ce voyage et que malheureusement je n'ai plus la condition physique suffisante pour affronter les inconvénients (dont je vous ai fait part trop crûment) d'un tel voyage. Bref comme le disait Christiane, entre l'Inde et moi le courant (trop fréquemment interrompu) n'est pas passé. Donc passons.

Bon ben, nous voilà au boulot, nous avons réouvert aujourd'hui mardi. Ce WE, nous aurons foie, de veau, jamon de pato (littéralement jambon de canard) tout frais, couteaux de mer et filet de cabillaud (vous savez que nous ne le servons qu'exceptionnellement). Donc pour vos réservations, en journée: 04 2320004 en soirée 0498 1109880.
Du neuf, désormais, nous faisons relâche les lundi midi, sauf pour les groupes bien sûr (minimum 15 personnes) donc nous sommes ouverts les midi du mardi au samedi inclus et les soirs des vendredi et samedis. Les autres jours ouverture pour les groupes de minimum 15 personnes.
Au plaisir de vous recevoir et à très bientôt