lundi 1 février 2016

Robert et Karen forment un merveilleux duo musical. Ils n'ont pas revisité Gainsbourg, ils l'ont visité, étudié, tenter de le comprendre dans le contexte des années soixante et septante. Des ses chansons, ils ont fait un récital merveilleux et....pédagogique, qui nous permet de rencontrer un Gainsboug que nous connaissons peu en fait. Ne ratez donc pas cette magnifique opportunité que vous offre Como en casa ce MERCREDI 4 Février à 20h. Nous avons décidé de limiter la participation à 100 personnes. Il reste donc 15 places. Réservation au 042320004 ou 0498110980.
GAINSBOURG CONFIDENTIEL, DEUX HEURES DES CHANSONS DU GRAND SERGE

lundi 25 janvier 2016

journal d'un restaurateur (9)

La soirée Brassens a vraiment été un succès, succès de foule (nous avons dû emprunter des chaises et avons malheureusement dû refuser une vingtaine de personnes), succès d’ambiance avec le système de commande de tapas et enfin succès du trio « autour de Brassens » qui a fait montre de tout son talent et a permis à tous de replonger dans la poésie du grand George et de ses amis.
Maintenant, nous savons que nous ne devons pas aller au-delà des 100 personnes si nous voulons garder cette ambiance cabaret avec un minimum de confort. Tout le monde est assis à table et fait connaissance avec tout le monde. Nous voulions tester la formule avant d’aller plus loin. C’est fait donc, il y en aura d’autres et les prochains se dessinent déjà avec une soirée Barbara et une soirée jazz.  En attendant nous préparons celle du 4 février avec Gainsbourg confidentiel. Nous n’allons pas faire des concerts pour des concerts mais uniquement si nous rencontrons des artistes de qualité.
L’équipe de Cynorhodon est venue souper ce dernier samedi et nous étions vraiment heureux de les recevoir. Cynorhodon est une entreprise de formation par   le travail qui vise à former des maraîchers et à les insérer sur le marché de l’emploi.  Ils travaillent évidemment en bio. Le mardi, Valérie ou Jean Marie nous téléphone pour nous faire part des légumes disponibles et ils nous sont livrés le jeudi à peine coupés ou sortis de terre. Le directeur est Michel, les formateurs sont Jean Marie et Grégory. Lucie s’occupe d’essayer de trouver de l’emploi pour les jeunes à la sortie de leur formation et Valérie assure le travail administratif et commercial. Fameuse équipe. Cynorhodon assure aussi des paniers bios hebdomadaires. Ils sont livrés à Como en casa le vendredi à 12h. Il y en a pour toutes les tailles et pour tous les goûts et cerise sur le gâteau, chaque panier contient des propositions de recettes de cuisine. Intéressé ? Téléphonez au 04 3741444.
Ah oui le Cynorhodon est le fruit de l’églantier qu’on appelle aussi gratte cul ou poil à gratter. Le mot vient du grec « Kunorhodon » qui signifie Rose de chien (l’églantier étant de la famille des rosacées.) Bon, on en apprend des choses hein !
Tiens, dernier mot, j’ai rencontré plus sourd que moi. Un monsieur venu fêter son anniversaire avec famille et amis, je lui parle de la potée asturienne,  (haricots blancs cuits avec légumes, chorizo, morcilla et jambon) et il me dit « moi je prends cela, la potée d’abricots »..
Allei, à la semaine prochaine.

mardi 19 janvier 2016

journal d'un restaurateur (8)

F et J sont des clients devenus amis qui nous fréquentent depuis nos débuts. F vient d’apprendre que le crabe l’a attrapée. Elle en a gros sur le cœur et trouve cela injuste car elle a toujours été attentive à ce qu'elle consommait. Mais on sent qu’elle est prête à se battre. Je suis sûr qu’elle va gagner, elle est trop forte, trop belle de sa personne, trop chouette avec les autres. Quand elle en aura terminé avec cette saleté, on ouvrira le champagne et on fêtera cela. Promis F.
Il y a des soirées qui, sans qu’on ne sache bien pourquoi, deviennent magiques. Ce fut le cas vendredi dernier. Cela s’annonçait chaud avec deux tablées de 10 personnes et de nombreuses autres réservations. Nous avions renforcé l’équipe en salle. Trois tables de quatre couverts ne sont pas venues- c’était la première neige- et malgré cela le restaurant était plein. Le coup de feu passé (on appelle coup de feu, ce moment où on ramasse dix commandes en même temps et où on n’a pas une seconde de relâche ni en cuisine, ni en salle, pour satisfaire tout le monde dans un délai raisonnable) une ambiance conviviale s’est installée, de plus en plus conviviale, cela se sent, les gens sont biens, souriants, heureux et n’ont plus envie de partir. Ce sont ces moments magiques que j’adore le plus et qui me motivent très fort dans ce métier. Samedi, il était minuit quand les quatre dernières tables se sont levées à contre cœur et ont quitté le resto.
Quand je suis rentré, vers les minuit trente ou quarante-cinq, les restos voisins avaient baissé leur volet et rentré leur terrasse. Je pensais aller dormir de suite mais ce fut impossible. On revoit  et revit la soirée, on pense à telle conversation, à tel compliment, à tel regard échangé. Je me suis installé à la cuisine, me suis versé un verre de vin, ai lu le dernier d’Ormesson et il était deux heures trente quand je me suis couché avec en tête le titre du livre « Je dirais malgré tout que cette vie fut belle ».

lundi 18 janvier 2016

Brassens à Como en casa ce 21 janvier

Certains d'entre vous connaissez déjà ce trio extraordinaire qui chante Brassens. Le chanteur a naturellement la voix de Brassens, vous fermez les yeux et vous entendez Brassens qui chante là, près de vous. C'est magique. C'est ce jeudi 21 janvier à 20 heures, il reste quelques places à réserver au 0423200045 ou au 0498 110980. 
Il reste aussi quelques places pour Gainsbourg le 4 février. Là c'est Robert et Claire qui chantent le Gainsbourg des années soixante et septante. Deux heures de bonheur.

lundi 4 janvier 2016

journal d'un restaurateur (7)

J’aime bien cette cliente qui est devenue une copine. Elle ne vient pas très souvent mais elle est fidèle. J’ai remarqué un jour ses tatouages très discrets, très fins et j’ai adoré. Je me suis dit, voilà, si je me fais un jour tatoué quelque chose ce sera comme cela. Je n’aime pas les gros tatouages, sorte d’à plat de couleurs. Mais chez elle, ce sont des lignes fines et discrètes. Donc quand elle vient, nous parlons tatouages et c’est sympa. Juste avant les vacances de Noël, elle est venue avec quelques collègues de travail, certaines ont mangé, d’autres pas. J’ai servi les boissons et commandé les plats en cuisine. Ai mis le pain et elle m’a dit en désignant sa voisine de table, quelque chose à propos d’Haïti mais je n’ai pas bien compris. J’ai donc demandé de répéter, ce qu’elle a fait et j’ai compris que sa collègue avait été en Haïti. Ah, très bien dis-je, qu’avez-vous fait en Haïti ? Puis je vois une dénégation dans son regard et elle me répète quelque chose avec Haïti que je ne comprends toujours pas. Je lui demande comment sait-elle que je connais Haïti, mais elle me répond qu’elle ne parle pas d’Haïti et me répète quelque chose où je comprends encore Haïti. Elle me demande si je le fais exprès, un peu fâchée. Là, cela devient gênant, je lui explique que je suis un peu sourd, que vraiment j’ai l’impression qu’elle me parle de Haïti, que je suis désolé, vraiment, je ne comprends pas ce qu’elle me dit, des sons ne passent pas…Elle prend la bouteille d’isis cola qui est sur la table et me dit en articulant VOUS-A-VEZ-OU-BLIE-L’ICE-TEA–DE-MA-CO-PI-NE. Purée quelle confusion. Ice tea et Haïti ??? Personne n’a osé trop rire sauf plus tard quand j’ai raconté les divers incidents dus à ma surdité et que nous avons reparlé tatouage.
Les fêtes se sont bien passées et la soirée choucroute de ce dernier samedi a été chouette. Notre petit accompagnement de choucroute rouge (non pas au chou rouge, mais un petit truc à nous) en a heureusement surpris plus d’un. Nous allons remettre la choucroute à la carte ce prochain WE. C'est un bon plat d'hiver et il n'y a aucune raison de le limiter au 1er janvier.
F et A ont amené leurs amis, une belle tablée de 10 personnes très agréables. Nous adorons F et A qui sont d’une gentillesse incroyable. Qui pourraient se prendre au sérieux mais ne le font pas et continuent des relations faites d'attention aux autres et de modestie avec tout le monde.
Nous avons terminé notre soirée avec D et son nouvel ami P. Gérant de grande surface, une personne bien agréable. D nous a expliqué à quel point elle adorait ses enfants et était fière d’eux…
Quand nous avons quitté Como en Casa, les restaurants voisins avaient rentré leur terrasse et baissé les volets. Je pense d’ailleurs que certains étaient restés fermés ce 2 janvier. J’ai pensé aux années qui passaient, à la mort de Michel Delpech, première star des années pop à disparaître. Je me suis malgré tout dit que la vie valait la peine, que Delpech avait bien vécu, qu’on chanterait encore ses chansons demain, comme on chantera Brassens le 21 janvier et Gainsbourg le 4 février à Como en Casa.
Me suis dit aussi de vous rappeler de réserver pour ces deux soirées chansons françaises. Allei, au plaisir de vous servir.

mardi 29 décembre 2015

journal d'un restaurateur (6)

C.  amie et cliente fidèle, vient pratiquement chaque semaine et parfois deux fois la semaine, manger son potage. Como en Casa est son lieu de RDV, c’est dire qu’elle y emmène souvent de nouveaux clients. La plupart des personnes avec qui elle mange le midi, à part son amie, Z. aussi sympa qu’elle, sont des artistes ou des personnes en lien avec le monde de l’art, puisque C. travaille pour l’échevinat de la culture de Liège. Elle a participé à l’édition d’un ouvrage photo pour lequel elle a sollicité la participation de Caroline Lamarche. Elles sont devenues amies et récemment, C. est venue mangé son potage accompagnée de Caroline Lamarche. Caroline Lamarche est une écrivaine connue et reconnue, récompensée de nombreux prix dont un Renaudot. Elle vit à Bruxelles mais s’installe tout prochainement à Liège pour l’écriture de son prochain roman. J’aurai donc l’occasion, j’espère, de la revoir et de faire plus ample connaissance. Je ne crois pas avoir lu l’un de ses livres mais je vais m’y mettre et vous en parlerai.
J’ai pensé aux quelques personnalités et personnes connues que j’ai eu l’occasion de rencontrer grâce au restaurant. Ce sont des rencontres brèves, j’essaie de rester discret et de les laisser manger en paix.
La première célébrité qui se présenta à Como en Casa, est Dirk Annegarn. C’était encore du temps de la Place Saint Etienne, un jour de grosse chaleur, il y avait peu de monde et est rentré un grand mec, le T-shirt trempé de transpiration. Il m’a demandé à pouvoir aller se rafraîchir avant de manger. J’ai pensé tiens il ressemble à Dirk Annegarn. Claudine Drion qui mangeait en terrasse m’a dit de suite, je crois que c’est Dirk Annegarn. J’ai été vers lui et lui ai demandé, oui m’a-t-il répondu en riant. On a sympathisé, il était à Liège en espérant la collaboration de l’ULG pour y organiser son Festival des Mots qui n’était plus subsidié en France. Il voulait le faire sur la Place Saint Etienne, et me disait que Christophe y serait pour y lire le Décaméron sur fond musical. J’appris ainsi que l’auteur des mots bleus, à ses heures réparateur de juke box, était très ami avec l’auteur de Bruxelles. Quand je lui montrais son disque que je passais régulièrement au resto, Dirk me fit remarquer que depuis lors, il en avait sorti 17 autres et que les belges ne lui rendaient pas service en ne retenant que Bruxelles.
Une autre fois, c’était ici à la rue de La Poule,je vis entré une très belle femme qui s’assit à une table pas loin de l’entrée. J’ai pensé immédiatement tiens on dirait Nathalie Baye. Je lui présentais la carte et lui proposais d’aller s’installer plus avant dans le resto, il faisait assez froid et elle était dans l’axe de la porte. Elle se déplaça en me disant qu’en effet, elle sentait l’air froid. C’est quand je la vis juste en face de moi que je la reconnus. Vous êtes Nathalie Baye ? Oui me répondit-elle en riant. Elle goûta une focaccia aux légumes qu’elle trouva excellente. Elle tournait de nuit et dormait le jour, elle adore la Belgique et Liège en particulier. Elle trouvait que nous avions bien raison  de parler de biogastronomie car ce qu’elle avait mangé était excellent. Elle donnerait notre adresse à sa fille Laura qui est aussi très branchée bio. Je ne voulais pas l’ennuyer plus que de raison. Une tablée de trois filles me demandèrent pleine d’admiration c’est Nathalie Baye ?? Mais oui dis-je, c’est une habituée vous savez.
Dernièrement, cela m’a fait plaisir de recevoir Arne Quinze. Il fait réaliser ses structures, quand elles sont en acier, par les ateliers Melensdejardin, dont je vous ai déjà parlé. J’aimais Arne Quinze avant qu’il ne vienne au resto, c’est un artiste auquel je m’intéresse depuis plusieurs années. Je lui expliquais que je le suivais depuis son installation à la Toison d’or à Bruxelles, lui rappelais différents autres manifestations et il s’est rendu compte que de fait j’en connaissais un bout sur son parcours. C’est le seul que j’ai pensé à photographier. Aujourd’hui je regrette de ne pas avoir de souvenir du passage de Dirk Annegarn et de Nathalie Baye. Fait rien, demain, j’oserai, j’oserai demain….
Bon mais vous êtes tous des personnalités pour moi.
Je vous souhaite un très bon réveillon et une belle nouvelle année. Nous sommes ouverts jusqu’au 31 décembre midi et serons ouverts le 2 janvier avec de la choucroute et du jambonneau fermier. Et bien sûr tant d’autres bonnes choses dont nous vous réservons la surprise

Allei, à très vite

lundi 21 décembre 2015

Journal d'un restaurateur (5)

Il y a parmi nos clients réguliers deux professeurs, émérites je pense bien, d’histoire de l’art. Le professeur Colman est diplômé de l’ULG et avec ses 90 ans l’aîné. Son cadet est le professeur Wodon, 72 ans, diplômé de l’Université de Leuven, qu’il nomme Louvain La Veuve par opposition à Louvain La Neuve.
Ils se retrouvent à intervalles réguliers pour un repas de midi à Como en casa. Il me demande de leur conseiller le vin et en sont le plus souvent ravis. Ils avaient apprécié le Clairet de Bordeaux, cette fois, ils ont adoré le Côte de Provence du Château de Roquefort. Ce sont deux épicuriens et ils ne crachent pas sur le pousse café ou le passe net comme l’appelle monsieur Wodon. J’ai plaisir à les écouter et il m’a semblé un jour, mais ma surdité peut me jouer des tours,  les avoir surpris à échanger en latin. 
Ce dernier vendredi, je leur disais que je parlais parfois d’eux  comme de mes deux érudits, Oh dit Colman, j’ai justement une définition très personnelle de ce qu’est un érudit : « l’érudit est celui dont la somme des connaissances est infinie dans des domaines qui tendent vers le néant ».  Wodon et moi l’avons félicité de cette belle définition et à propos d’infini, Wodon avait une anecdote à raconter : « le  professeur de Philo avait mis comme thème du cours celui de l’infini, il demanda à un élève d’aller au tableau et de tracer une abscisse, ce que l’élève fit jusqu’au milieu du tableau. Le professeur le pria d’allonger l’abscisse et l’élève s’exécuta pour annoncer qu’il était au bord du tableau. Le professeur le pria de continuer, ce que fit l’élève en prolongeant son abscisse sur le mur et annonça que cette fois il était près de la porte. Et bien SORTEZ dit le professeur. Deux heures plus tard l’élève revint frapper à la porte qu’il ouvrit timidement. Et bien d’où venez-vous ? demanda le professeur. Mais de l’infini monsieur…
Wodon aurait encore voulu une grappa mais Colman pas. Je servis donc une grappa à Wodon qui me fit remarquer que « son commensal n’avait pas de burette » ce à quoi je répondis que si, il en avait une mais il la préférait vide. Ah fit Wodon, surpris que la burette ne m’était pas inconnue.
Avant de partir, ces deux compères passent commettre un « léger sacrilège au Saint Siège ». Je ne sais s’ils y font des bulles, mais Wodon m’a expliqué que le pape n’avait, lui, pas besoin d’y passer pour faire ses bulles. Quand je leur demandais si je pouvais parler d’eux et citer leur nom dans mon Journal d’un Restaurateur, c’est Wodon qui me répondit « mais évidemment, qui sais si par votre littérature nos noms trouveront l’éternité ».
Je cite justement souvent une phrase d’un écrivain qui disait que l’objet de la littérature est de « sauver des noms ». C’est exactement ce que j’avais voulu faire avec mon livre en racontant la vie des taf, Leona, Sylvestre et les autres, je les rêve sur le même pied que les éternels de l’Académie Française.
En partant, Colman me fit le plus beau compliment qui soit : « vous êtes un patron atypique d’un restaurant atypique ».
Vendredi soir, c’était le banquet de fin d’année de l’entreprise Melensdejardin. Une ambiance formidablement fraternelle. Cette entreprise est une véritable famille qui se donne le défi permanent de réaliser les structures métalliques des plus grands artistes mondiaux. J’aime les gens qui savent faire de leurs mains. Nous leur avons servis en mises en bouche : potage de chicon au lait, mini hamburger de céréales et petit choux farcis aux légumes. En entrée : gambas bio de Madagascar à la plancha, joues de lotte façon Como en casa et enfin calamar au chorizo. En plat principal, joues de veau sur lit d’oignons confit, purée de patates douces et foie gras. Les profiteroles et la glace vanille constituaient le dessert. La soirée s’est achevée dans l’ivresse d’un bonheur légèrement alcoolisé.
La trentaine d’autres clients ressentirent eux aussi les retombées de cette bonne ambiance.
Figurez-vous que se présente le samedi midi un couple parents d’un futur voisin qui a acheté une maison, partie des anciens bâtiments Chat Noir, rue de La Poule. En faisant plus amples connaissances, le monsieur me dit qu’il est professeur à l’académie de Spa et professeur d’histoire de la musique à l’académie de Verviers. Je pense, mais oui l’académie de Verviers, celle des Mauranne, des Rapsat, des Houben pour les plus connus mais tant d’autres grands artistes y sont passés (voir à ce propos le texte de Paul Blanjean sur FB). Celle dont le père de Mauranne était le directeur et Je pense, car j’ai un jour vu un portrait de lui dans une émission, qu’il était un pédagogue passionné. De fil en aiguille je  repense à Colman et demande au  monsieur « mais si vous êtes historien d’art avez-vous connu le professeur Colman ? ». « Oh mais oui, me répond -il, c’était Notre professeur, LE professeur, à qui je pense encore très souvent tant il nous a marqué, surtout remettez-lui mon grand bonjour et je suis vraiment heureux de le savoir en bonne santé.
Que de bons moments dans ce resto !!
Ainsi samedi soir, outre une série de tablées, il y avait deux groupes d’une dizaine de personne dont un parmi lequel se trouvaient d’anciennes collègues du CIRE que je n’avais plus revues depuis 10 ans. L’autre tablée avait été emmenée par F et P. Deux amis que j’ai toujours plaisir à revoir tant il forme un beau couple.
Nous avons terminé la soirée avec C. et M. ainsi que A. et S. Des amis avec qui on se comprend presque naturellement. Avons échangé sur des questions existentielles liées au boulot et parfois à son manque de sens quand on en a fait le tour.
Avant de partir, S. a écrit dans le livre d’or : « SOMPTUOSO, que du bonheur en bouche ! »
Quand nous avons quitté Como en casa, il était deux heures, les terrasses des restaurants voisins étaient rentrées et leurs volets étaient baissés. Je songeais au parcours professionnel que j’avais eu, à la chance d’y avoir rencontré tant de personnes qui m’ont marqué. Au choix que j’avais fait de changer tous les dix ans de travail. J’ai vécu de grandes aventures humaines, politiques, personnelles. Et à mes amis qui pensaient qu’en ouvrant un restaurant j’allais m’enfermer si pas m’enterrer, qu’ils sachent que ce n’est pas le cas, j’y fais des rencontres riches, fabuleuses, si riches et fabuleuses que j’ai envie de vous les partager. Je me dis souvent que la meilleure façon de changer le monde est d’en construire un « bon » autour de soi.

Allei, à très vite de vous revoir, passez de belles et bonnes fêtes, en famille ou avec des amis. Etre bien, s’amuser, ne nous empêche pas de penser au monde et à ses drames. Au contraire cela nous permet de parfois être plus disponibles.