mercredi 27 juin 2018

Je quitte le balcon

Vous le savez, les élections communales auront lieu en octobre. J'ai décidé d'y aller. Je serai candidat sur la liste créée par Ecolo et le mouvement Demain : Vert Ardent.
J'avais décidé de soutenir cette liste car je trouvais qu'enfin, il y avait dans cette démarche une vraie ouverture. Renoncer à se présenter sous la bannière Ecolo, pour une liste d'alliance, c'est fameux. De plus, cette liste est portée essentiellement par des jeunes trentenaires, des jeunes compétents, sérieux, enthousiastes, passionnés, heureux de vivre et de travailler au service de la population liégeoise. Donc, quand on m'a proposé de figurer sur la liste, j'ai dit oui bien sûr.
Les défis politiques d'aujourd'hui sont énormes:  "l'immonde" repointe plus que le bout de son nez, une certaine classe politique ne pense qu'à ses propres avantages, l'austérité fait payer à la population l'enrichissement de quelques uns: les grands groupes et les banquiers. De nouvelles perspectives, de nouvelles solidarités, une nouvelle fraîcheur dans la manière de gérer une commune sont indispensables
Je ne pouvais pas ne pas y aller, je ne pouvais pas rester au balcon par les temps qui courent. J'ai décidé de quitter le balcon. Comme un dernier round dans mes engagements pour tenter de construire un monde meilleur.

Je serai  49e, dernier sur la liste. Le 49e, on dit qu'il pousse la liste. On dit aussi que c'est une place de combat. Ca me va. Prêt pour pousser, prêt pour le combat.

Je vous parlerai de ma vision des choses dans les prochaines semaines, je vous parlerai du programme de Vert Ardent. Mais je voudrais déjà vous dire que à mon sens la majorité actuelle et le PS (j'y ai été candidat d'ouverture en 2006 et je vous dirai les leçons que j'en ai tiré) en particulier - la plus vieille  majorité communale  en Wallonie - ne sont plus crédibles. L'affaire Publifin a achevé de me convaincre que ces hommes politiques là ne changeront jamais. 20 ans du même mayorat cela suffit. 30 ans de la même majorité, ce n'est plus possible. 
Nous sommes 49 sur la liste, mais en fait nous sommes dix et cent fois plus à penser qu'on peut changer les choses, qu'on peut construire une ville où il fait bon vivre et où chacun a sa place.
J'aurai besoin de votre soutien. Merci déjà de partager cette annonce auprès de vos amis. Si vous souhaitez me soutenir, merci de me le faire savoir à : mario.gotto@gmail.com 
Ce vendredi 29 juin aura lieu le lancement de notre campagne, celle de Vert Ardent. Cela se fera au Hangar. C'est à vingt heures. Il y aura de la nourriture préparée par des personnes venues du monde entier, il y aura de la convivialité et de la musique. Je serais heureux que vous passiez nous saluer. A très vite.

lundi 28 mai 2018

balle perdue

Il n'est pas rare que l'on entende cette expression: "tué par une balle perdue". J'entends "balle perdue" et je pense immédiatement aux chasseurs. C'est compréhensible. On vise un lièvre en suivant sa course, on le manque et la balle finit dans le corps d'un rabatteur ou d'un autre chasseur. C'est un accident, ce n'était pas eux qui étaient visés, c'est réellement un balle perdue dont on ne se doutait pas qu'elle allait finir dans le corps d'un autre.
Cela arrive dans les guerres bien sûr. On vise une position ennemie, on tire en rafale et s'il y a des civils dans les parages, des balles peuvent les atteindre. On parle de "dommages collatéraux", de balles perdues. Les généraux, les chefs de guerre savent  quand ils décident telle ou telle action, que des civils peuvent être atteints. C'est un élément intrinsèque à la guerre. Ils s'en font une raison. Ca fait partie du jeu si l'on peut dire. On accusera alors l'ennemi de prendre les civils en otage. On en viendrait à dire que c'est l'ennemi le responsable des "balles perdues". Il est évident que contester la mort de civils ou leur fuite et leur exode, c'est contester la guerre elle-même. C'est une évidence, c'est une nécessité.: la guerre n'a jamais apporté le bonheur.
Il peut y avoir des tas d'autres situations à propos desquelles on peut parler de balles perdues, c'est à dire de balles qui atteignent une autre cible que celle visée au départ: des affrontements armés dans une rue, des policiers qui tirent sur des gagsters en fuite et qui touchent des passants. Le cinéma et la littérature sont remplis de "morts pas balle perdue".
Mais Mwada a t'elle été tuée par un balle perdue? Résumons ce que nous savons du contexte. Une cammionette remplie de migrants refuse d'obtempérer aux ordres de la police qui veut les arrêter. S'en suit une course poursuite, trois voitures de policiers encadrent la camionette. On nous dit que les migrants montrent aux policiers les enfants qui sont à bord. Malgrés tout, sans qu'aucune menace armée ne vienne de la camionette des migrants, un policier tire. Non pas dans les pneus, mais "dans le tas". La cible c'est un des passagers, quel qu'il soit. La balle n'est pas perdue. Elle n'atteint pas un policier dans un autre véhicule, ni un civil roulant sur l'autoroute. Non elle atteint sa cible: un des migrants. Une enfant. Mwada.
Le policier est défait, abattu nous dit-on. C'est à espérer. Si ce n'était pas le cas, c'eut été du cynisme ajouté au cynisme. On ne sait pourquoi le policier à tirer. Marre de ces migrants qui nous niquent? Tentative d'intimidations? Peu importe, le résultat est là. Un policier est armé, c'est une lourde responsabilité que de porter une arme. S'il fait une erreur qui entraîne la mort d'innocents, il doit quitter la police.
 Mais voilà que les responsables de cette chasse aux migrants, Théo Francken et son patron De Wever en rajoutent à la balle perdue et tentent de nous faire comprendre que les vrais responsables ce sont les parents. Ceux là mêmes qui fuient les balles perdues ou les éclats d'obus de Syrie ou d'Irak, qui s'entêtent à vouloir mettre leurs enfants à l'abri, quelque part où ils pourraient si pas être heureux, vivre et se construire un avenir. Bref, on accuse ceux-là mêmes qui s'obstienent à assurer leur devoir de parents.

lundi 5 février 2018

on me cherche (bonne version


Je n’utilise pratiquement pas LinkedIn. Je ne me souviens plus pourquoi ni comment je m‘y suis inscrit. Je n’ai jamais approfondi son utilisation. Donc j’y vais quand je vois que les messages s’y accumulent, j’en prends connaissance, je découvre des gens qui m’invitent à devenir leur ami (mais parle-t-on d’amis sur ce réseau ?), je me connecte, je lis des trucs qui m’intéressent et cela se limite à cela.
Il y a quelques jours, le réseau me dit : « voulez-vous découvrir qui a fait une recherche sur vous ? » Je clique et découvre que c’est un bibliothécaire de l’ULB. A bon ! J’imagine qu’un étudiant fait un travail sur les réfugiés, ou sur la régularisation de l’an 2000 et que mon nom apparaît. Ben oui, cela fait plaisir de ne pas être tout à fait sorti des radars. J’ai été directeur du CIRE durant 10 ans, à l’époque le CIRE s’est fort développé, nous étions passé de 5 personnes y travaillant en 1992 à 54 emplois en 2002. Nous avions mené plein d’actions et d’initiatives très intéressantes. Nous avions créé des services en tout genre pour les demandeurs d’asile, les réfugiés et les sans-papiers. Et avions créé le mouvement qui allait obtenir une loi qui permit à 63000 personnes d’être régularisées. J’avais été très médiatisé à l’époque, je n’en retire aucune gloire, la médiatisation était nécessaire pour faire aboutir le combat que nous menions. Cette période avait été passionnante, exaltante, mais j’en étais sorti épuisé.
Bref, de temps à autre un étudiant ou plus rarement un journaliste me contacte pour une info ou l’autre sur l’époque. Sans plus. Je suis toujours très sensible à cette problématique. Au moment le plus aigu de la fuite des syriens, je rongeais mon frein. J’avais peur de replonger dans ce combat très prenant (je dois dire qu’à l’époque j’ai travaillé durant des années 7 jours sur 7) Mais encore aujourd’hui, je me demande pourquoi n’est-on pas allé les chercher ? Comment se fait-il que nous n’ayons pas organisé bus et bateaux pour aller les chercher à Lesbos (île grecque où arrivaient les syriens) comme d’autres avant nous étaient aller recueillir les vietnamiens en mer ?
Alors vous comprenez qu’aujourd’hui je suis heureux de voir cette mobilisation, cette nouvelle résistance qui sort au grand jour, ces milliers d’hébergeurs qui assurent la solidarité et qui pratiquent la désobéissance civile. Ce qui est nécessaire car des lois nous paraissent injuste et anti démocratique. Je ne suis pas très actif dans ce mouvement, je relaye les infos, de temps à autres, j’interviens sur les réseaux sociaux, et bien sûr je vais aux manifs dès que je peux. J’aimerais faire plus mais je sais que je ne ferais pas les choses à moitié et qu’on est vite repris corps et âmes dans ces combats qui touchent à la vie elle-même. D’où mon admiration pour les combattants d’aujourd’hui.
Et puis voilà que mon passé me rattrape. Hier soir, je jette un œil sur LinkedIn et de nouveau « voulez-vous découvrir qui a fait une recherche sur vous ? », un clic, je m’attends à un autre étudiant,  et la réponse qui apparaît est…La police fédérale !!!
Purée, qu’est-ce qu’ils font là ? Je suis troublé. J’ai lu et relu qu’une liste de 1000 visites domiciliaires est dressée. Suis-je dans cette liste? Tous ceux qui à un moment ou l’autre ont été solidaire des étrangers sont-ils repris dedans?
Olivier Chastel et Charles Michel ont donc menti. Ils disaient que les hébergeurs n’étaient pas visés !!!Charles Michel disait même qu’il admirait ces gestes de solidarité. 
J’en parle à Marlène qui n’en revient pas. On se dit que le mieux est de garder son calme. Demain (aujourd’hui donc) on avisera. Eh bien voilà, je vous raconte. Je verse une pièce au dossier. Je ne panique pas, je ne fantasme pas. Mais je me pose de sérieuses question sur ce gouvernement. Sur la NVA, ces gens qui s’affichent avec des nazis. De quoi sont-ils capables? Et Charles Michel qui, au bout du compte, les cautionne.

Je vous laisse juge

on me cherche

J’ai arrêté mes chroniques et je vous avais dit que je ne les reprendrais qu’exceptionnellement.  Et bien voilà, il s’est passé quelque chose de troublant. Je vous raconte et vous laisse juge
Je n’utilise pratiquement pas LinkedIn. Je ne me souviens plus pourquoi ni comment je m‘y suis inscrit. Je n’ai jamais approfondi son utilisation. Donc j’y vais quand je vois que les messages s’y accumulent, j’en prends connaissance, je découvre des gens qui m’invitent à devenir leur ami (mais parle-t-on d’amis sur ce réseau ?), je me connecte, je lis des trucs qui m’intéressent et cela se limite à cela.
Il y a quelques jours, le réseau me dit : « voulez-vous découvrir qui a fait une recherche sur vous ? » Je clique et découvre que c’est un bibliothécaire de l’ULB. A bon ! J’imagine qu’un étudiant fait un travail sur les réfugiés, ou sur la régularisation de l’an 2000 et que mon nom apparaît. Ben oui, cela fait plaisir de ne pas être tout à fait sorti des radars. J’ai été directeur du CIRE durant 10 ans, à l’époque le CIRE s’est fort développé, nous étions passé de 5 personnes y travaillant en 1992 à 54 emplois en 2002. Nous avions mené plein d’actions et d’initiatives très intéressantes. Nous avions créé des services en tout genre pour les demandeurs d’asile, les réfugiés et les sans-papiers. Et avions créé le mouvement qui allait obtenir une loi qui permit à 63000 personnes d’être régularisées. J’avais été très médiatisé à l’époque, je n’en retire aucune gloire, la médiatisation était nécessaire pour faire aboutir le combat que nous menions. Cette période avait été passionnante, exaltante, mais j’en étais sorti épuisé.
Bref, de temps à autre un étudiant ou plus rarement un journaliste me contacte pour une info ou l’autre sur l’époque. Sans plus. Je suis toujours très sensible à cette problématique. Au moment le plus aigu de la fuite des syriens, je rongeais mon frein. J’avais peur de replonger dans ce combat très prenant (je dois dire qu’à l’époque j’ai travaillé durant des années 7 jours sur 7) Mais encore aujourd’hui, je me demande pourquoi n’est-on pas allé les chercher ? Comment se fait-il que nous n’ayons pas organisé bus et bateaux pour aller les chercher à Lesbos (île grecque où arrivaient les syriens) comme d’autres avant nous étaient aller recueillir les vietnamiens en mer ?
Alors vous comprenez qu’aujourd’hui je suis heureux de voir cette mobilisation, cette nouvelle résistance qui sort au grand jour, ces milliers d’hébergeurs qui assurent la solidarité et qui pratiquent la désobéissance civile. Ce qui est nécessaire car des lois nous paraissent injuste et anti démocratique. Je ne suis pas très actif dans ce mouvement, je relaye les infos, de temps à autres, j’interviens sur les réseaux sociaux, et bien sûr je vais aux manifs dès que je peux. J’aimerais faire plus mais je sais que je ne ferais pas les choses à moitié et qu’on est vite repris corps et âmes dans ces combats qui touchent à la vie elle-même. D’où mon admiration pour les combattants d’aujourd’hui.
Et puis voilà que mon passé me rattrape. Hier soir, je jette un œil sur LinkedIn et de nouveau « voulez-vous découvrir qui a fait une recherche sur vous ? », un clic, je m’attends à un autre étudiant,  et la réponse qui apparaît est…La police fédérale !!!
Purée, qu’est-ce qu’ils font là ? Je suis troublé. J’ai lu et relu qu’une liste de 1000 visites domiciliaires est dressée. Suis-je dans cette liste? Tous ceux qui à un moment ou l’autre ont été solidaire des étrangers sont-ils repris dedans?
Olivier Chastel et Charles Michel ont donc menti. Ils disaient que les hébergeurs n’étaient pas visés !!!Charles Michel disait même qu’il admirait ces gestes de solidarité.
J’en parle à Marlène qui n’en revient pas. On se dit que le mieux est de garder son calme. Demain (aujourd’hui donc) on avisera. Eh bien voilà, je vous raconte. Je verse une pièce au dossier. Je ne panique pas, je ne fantasme pas. Mais je me pose de sérieuses question sur ce gouvernement. Sur la NVA, ces gens qui s’affichent avec des nazis. De quoi sont-ils capables? Et Charles Michel qui, au bout du compte, les cautionne.

Je vous laisse juge

lundi 15 janvier 2018

Fabrice

C’est lorsque j’ai appris que Fabrice était gravement malade que j’ai décidé de faire une pause dans mes chroniques et de me lancer dans l’écriture d’un livre où il serait beaucoup question de lui. Deux mois plus tard, Fabrice nous a déjà quittés, victime d’un cancer qui les dernières semaines l’a foudroyé. On m’a proposé de prendre la parole, avec d’autres à l’ultime cérémonie précédente l’incinération. Voici le texte :
Quatre mots me viennent pour parler de toi Fabrice

Le premier est le mot frère
Tu étais non seulement mon meilleur et mon plus vieil ami (nous nous sommes fréquentés cinquante et une années) mais tu étais mon frère. Nous avons eu le même parcours, nous avons pour ainsi dire grandi (au moins culturellement) ensemble. Nous avons acquis et cultivé les mêmes valeurs. Nous ne devions pas beaucoup parler pour nous comprendre.
Entre frères, on n’est pas toujours d’accord et on se dispute pour un rien. Heureusement pour nous, nous nous sommes toujours retrouvés
Quand on s’est retrouvé en novembre je t’avais envoyé un SMS disant :
« Tu m’as manqué, on est cons parfois… » Tu m’avais répondu « t’as raison, on est vraiment cons. »
Tu as été non seulement mon frère mais aussi mon grand frère. Tu as été celui qui m’a sans doute le plus et mieux conseillé dans ma vie personnelle.  Tu m’as hébergé longtemps quand j’en avais besoin.  Ce fut une belle période qui m’a permis alors de rencontrer Eliane devenue elle aussi une sœur.
Le deuxième mot c’est  le mot formidable
Tu l’employais souvent et à bon escient. Marlène me disait samedi « moi j’ai perdu mon amie Liselotte. Toi tu as perdu Fabrice ». Liselotte et toi aviez  deux points communs : l’année de naissance et l’emploi de ce mot : formidable. Tu m’avais envoyé ce message à propos de l’immunothérapie dans laquelle tu avais beaucoup d’espoir - et moi aussi - et tu avais peur que cela ne se puisse se faire. Quand on t’a dit OK tu m’as écrit «  Je commence l’immunothérapie  ce vendredi matin : C’est formidable. »
Puis, deux jours plus tard un autre message : « C’est commencé, plein d’espoir dans ce goutte à goutte. »
Quand tu as appris que cela n’avait rien donné, moi j’étais cassé, tu l’as vu et tu m’as dit : « Ne t’inquiètes pas, j’assume ». Sous-entendu j’assumerai ce qui arrivera.
Saches que dans ton combat contre la maladie, nous t’avons tous admiré.  Tu as été formidable Fabrice.
Le troisième mot c’est ta constance
Je pourrais reprendre le titre de John Le Carré  « la constance du jardinier »
Les jardiniers d’aujourd’hui ont compris avec la perma culture que les plantes peuvent se débrouiller entre elles. Pas besoin d’intrants qui affaibliraient leur défense naturelle. Elles se nourrissent les unes  les autres,  se défendent ensemble, communiquent et s’entraident. Toi tu étais le jardinier de la conscience humaine, de l’action et de la solidarité. On oublie souvent de parler de ce deuxième pilier de la méthode de la JOC. Il y a le « voir, Juger, agir » bien sûr mais il y a aussi et surtout « entre eux, par eux pour eux ». Chez toi ce second pilier était tellement ancré que ça en était une seconde nature. Tu savais que ce qui était à faire était de permettre aux gens d’être les acteurs de leur propre libération. Pas besoin d’intrants qui leur aurait enlevé leur autonomie. Il s’agissait de faire des gens les acteurs de leur histoire.
Et justement le quatrième mot qui me trottait en tête c’est le mot Histoire, avec un grand H
C’est souvent quand la mort est proche qu’on se demande quel est le sens de ce que nous avons fait et de ce que nous avons été. Des millions d’hommes et de femmes ont vécu avant nous et vivrons après nous. Nous avons à apporter, modestement, tout petitement, notre pierre. Minuscule mais tellement importante. Aussi je relis un petit texte que je t’ai lu il y a à peine quelques semaines, quand tu m’avais dit que tu ne pouvais plus te concentrer. Il est tiré du livre Sapiens. Son auteur est : Yuval Noah Harari. Albert Jacquard avait écrit sensiblement la même chose dans son livre : La légende de la Vie.
« Il y a environ 13.5 milliards d’années, la matière, l’énergie, le temps et l’espace apparaissaient à l’occasion du Big Bang. L’histoire de ces traits fondamentaux de notre univers est ce qu’on appelle la physique
Environ 300 000 ans après leur apparition, la matière et l’énergie commencèrent à se fondre en structures complexes, appelées atomes, lesquels se combinèrent ensuite en molécules. L’histoire des atomes, des molécules et leur interactions est ce qu’on appelle la chimie.
Voici 3.8 milliards d’années, sur la planète terre, certaines molécules s’associèrent en structures particulièrement grandes et compliquées : les organismes. L’histoire des organismes est ce qu’on appelle la biologie.
Voici 70 000 ans à peine, des organismes appartenant à l’espèce Homo Sapiens commencèrent à former des structures encore plus élaborées. On les appelle les Cultures.
Le développement ultérieur de ces cultures humaines est ce qu’on appelle L’Histoire.
L’Histoire des homes a, de tous temps, été traversée par le même défi culturel : Comment vivre ensemble ? »
Dans ce vivre ensemble tu as joué un rôle énorme Fabrice : lutter contre l’injustice, obtenir des règles et des droits pour les travailleurs. Le syndicalisme que tu as pratiqué est un formidable régulateur du vivre ensemble.
Tu as fait le job Fabrice. Tu as fait plus que ta part. Merci Fabrice
Marlène dit que ton corps en avait assez et que sa mort semble nous dire : J’ai fait, maintenant à d’autres de continuer.

C’est pour cela que le mot publié par ta fille Carina sur FB prend tout son sens. Elle a écrit : dors bien papa. Elle a raison : reposes en paix  Fabrice. 

lundi 20 novembre 2017

La pause

Je tiens cette chronique depuis 2009, année où nous avions ouvert notre restaurant Como en Casa à la Place Saint Etienne. Au départ elle devait servir à communiquer nos menus du WE et à entretenir une relation originale avec notre clientèle. Peu à peu elle s’est transformée pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui. Elle a continué même après la remise du restaurant. Sauf exceptions, assez rare vous en conviendrez, elle est envoyée chaque lundi, à un fichier de plus de 500 personnes dont les adresses ont été récoltées à Como en casa. Elle est publiée sur mon FB qui touche 3850 amis et elle est publiée sur mon blog qui a reçu jusque aujourd’hui plus de 36 000 visites.
J’ai écrit près de 400 textes. Beaucoup avaient pour objet l’alimentation, la vie du restaurant, des recettes et des histoires tournant autour de la nourriture. D’autres étaient plutôt des récits de voyages, des coups de cœurs, des extraits de lectures, des histoires liées à mon enfance, des anecdotes liées à la vie quotidienne. Et enfin, j’ai aussi écrit des fictions, la plupart basée sur des faits ou des contextes réels où «rien n’était faux mais tout n’était pas vrai ». J’ai oublié le nom de l’auteur de cette formule qui me convient très bien. Certains de ces textes ont fait l’objet d’un recueil intitulé « Le Bouillon Noir de Ma Mère » édité par les Editions du Cerisier.
Ce fut une belle aventure. Ce « travail » demande un peu de discipline, et parfois, le travail d’écriture, passionnant et exaltant, demande du temps. J’ai adoré faire cela.
Aujourd’hui, je voudrais lever le pied (ou plutôt le doigt). Enfin ! En fait, je voudrais prendre un peu de distance, de liberté. Je voudrais m’attaquer à un projet d’écriture plus long. A un nouveau livre qui risque de me prendre du temps. Aussi, cette chronique va s’interrompre. Bien sûr, si des coups de foudre me saisissent, si des merveilles m’apparaissent telles qu’elles ne peuvent pas ne pas être partagées, je vous les livrerais bien sûr. Mais ce ne sera plus régulier comme ce fut le cas jusqu’à présent. Si je venais à vous manquer, où s’il y a des textes que vous avez zappé à certaines périodes, surtout les plus longs d’entre eux, vous pouvez les retrouver sur mon blog  à l’adresse suivante : mariogotto.blogspot.be   280 articles y sont repris dans l’ordre chronologique de leur parution.
Il m’arrive souvent de me demander, ce que vous, lecteurs, pensez de ces écrits. Quelques-un(e)s d’entre vous me font part de leur réaction, de leur sentiment. Mais ils et elles sont rares. Aussi, si vous vouliez me faire plaisir, je vous serais très reconnaissant si vous acceptiez de me faire part de vos sentiments. Vous pouvez me communiquer vos réactions à mario.gotto@gmail.com
Je vous tiens bien sûr informé à propos de mon projet de bouquin. Surtout s’il aboutit, ce qui n’est pas acquit.
Allei, à bientôt de vous lire j’espère.

lundi 30 octobre 2017

Petits sachets et grandes pensées

Il y a une brasserie, dans la « calle Colon » qui accompagne le café de petits sachets de sucre sur lesquels sont écrits des proverbes et des pensées. Je vous en livre quelques-uns (ben oui, je fais dans la paresse aujourd’hui) :
-         -  Le savoir et la raison parlent – l’ignorance et l’erreur crient (Arturo Graf)
-         - Le temps ne revient pas en arrière, pour autant, plante ton jardin et embellit ton âme au lieu  d’espérer que quelqu’un t’offre des fleurs (shakespeare)
-        -   Le temps n’appartient pas et n’attend personne, de même que tu ne gâches pas ta vie pour des petitesses, va de l’avant car en ce moment, tu es le plus vieux que tu puisses être et le plus jeune que plus jamais tu ne seras.
-        -   La vie n’est pas faite pour être comprise mais pour être vécue (Jorge Santyana, philosophe)
-        -   Si tu veux fermer toutes les bibliothèques, fais-le, mais il n’y a ni barrière, ni fermeture, ni verrou qui peut s’opposer à ma liberté de pensée (Virginia Wolf)
-        -  Je donnerai tous ce que je sais pour la moitié de ce que j’ignore (René Descartes)

-          - Seul celui qui t’aime vraiment comprend la douleur qu’il y a derrière ton sourire, l’amour qu’il y a derrière ta colère et les raisons de ton silence