vendredi 20 décembre 2013

Lady de Nantes, dernières infos

Cela commence à se remplir pour les soirées Lady de Nantes.
Erratum important, j'ai par erreur parlé de jazz moderne à propos de la soirée Lady de Nantes met sa musique chic.  Grossière erreur de l'ignorant que je suis. Lady de Nantes me signale que cette soirée est consacrée à de la musique lunge, électro-soft et non au jazz qu'il soit ancien ou moderne. Lady de Nantes ne voudrait surtout pas que des amateurs de jazz soit déçus en venant à cette soirée et qu'ils pensent qu'il y a tromperie sur la marchandise. Donc, mea culpa et désolé pour cette makladresse.

Vous pouvez faire vos réservations pour l'une ou l'autre de ces soirées soit via mario.gotto@gmail.com soit en téléphonant au 0498 110980.
Pour rappel, il n'y a aucun droit d'entrée à paye, vouys venez manger comme d'habitude, avec une carte un peu plus fin d'année. Lady de Nantes passe sa musique en musique de fonds jusque 22h30 ou 23 heures et ensuite plus, plus fort, plus danse. Après 22h 30, vous pouvez venir prendre simplement un verre, sans obligation de manger.

Pour rappel aussi, nous serons fermés de ce samedi 21 décembre au 26 décembre inclus. Nous serons ouverts les 27 et 28 UNIQUEMENT le soir.

Mon limoncello est prêt. 35 litres, au sucre de canne. Tout simplement sublime. (22.5€ les 50cl)
Passez de très bonnes fêtes de Noël. Nous nous allons nous balader le long de la plage et peut être faire trempette.

lundi 16 décembre 2013

C'est la première fois que Lady de Nantes se produit en Belgique où il est vrai que contrairement à la France, elle est peu connue. Elle nous produira deux soirées différentes:
Le vendredi 27, Lady de Nantes met sa musique chic nous fera découvrir le jazz moderne.
Le samedi 28, Lady de Nantes fait son cinéma et nous fera écouter les musiques de film les plus connues et les dialogues et réparties cinématographiques qui sont devenus des classiques
Elle animera les soirées dés 19h, avec ses musiques en toile de fonds de vos repas (avec la carte habituelle mais un peu plus festive) et à partir de 22h30, plus si affinités, on pourra même danser, chanter, boire et s'amuser.
Réservation vivement conseillées pour ces deux soirées surtout que le samedi commence à se remplir, soit via mail à : mario.gotto@gmail.com ou par téléphone au 0498 110980.
D'autant que nous prenons quelques jours de congé: nous sommes ouverts ce vendredi 20 décembre et fermé ce samedi 21 décembre et ce jusqu'au 26 décembre. Nous ouvrons les 27 et 28 décembre uniquement le soir. Et ensuite nous sommes de nouveau fermés du 29 au 2 janvier inclu.Nous ouvrons dés le 3 janvier à nos horaires habituels.
Vous pouvez encore commander vos cavas et limoncello jusque ce mercredi 18 décembre, mais il faudra venir les chercher avant le 21 décembre si vous voulez en disposer pour la Noël, ou les 27 et 28 décembre si c'est pour votre réveillon de fin d'année.
Allei, que la vie vous soit douce et agréable. Je vous parlerai de l'Espagne dés mon retour et de nos éventuelles découvertes. Toute l'équipe de Como en Casa vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année.

lundi 9 décembre 2013

Cava, limoncello et autres cadeaux...

Comme chaque année, vous pouvez nous commander vos cavas et limoncello. Nous avons de nouveau obtenu le cava reserva Pierre Ronsard au même prix qu'il y a... quatre. Nous pouvons donc vous le fournir à 10.50€ la bouteille et à 10€ pour toute commande à partir de 6 bouteilles.
Mon limoncello est en cours et sera prêt dés le  décembre. Commandez le dés aujourd'hui car la quantité est limitée. Je peux vous le fournir à 24€ le demi litre et 14€ le quart de litre. Attention ces prix de limoncello s'entendent sans la bouteille. Le mieux est de venir avec votre bouteille. Si ce n'est pas possible pour vous, je devrai vous compter deux euros supplémentaire.
Cette année, nous vous offrons d'autres possibilités d'achats de fin d'année:
- Des bons cadeau à valoir sur des repas à Como en casa. Ils vont de 20 à 55€ selon vos choix.
- Des colis de Noël composés des meilleurs produits bio italiens. Ils vont de 13 à 30€. A voir sur place et à ne pas rater.
Attention, nous serons fermés dés le 21 décembre. Merci de m'adresser vos commandes à l'adresse:  mario.gotto@gmail.com  avant le 16 décembre et venez checher vos colis au plus tard le 20 décembre  qui 
Nous serons ouverts les 27 et 28 décembre en soirée. La carte sera festive et l'ambiance aussi avec pour la première fois et en exclusivité en Belgique "Lady de Nantes". Plus d'infos dés demain.
A très vitre donc
Mario

lundi 2 décembre 2013

Beijingya ou le canard chinois

Stijn travaille au développement des syndicats en Asie. Il y voyage énormément et n'est en Belgique de quelques mois par an. Lui et sa femme Ana, que nous connaissons depuis toujours et qui a toujours été une amie proche et une militante très engagée auprès des migrants, vivent à Bruxelles, sont curieux de tout et quand nous nous passons une journée ensemble comme ce fut le cas hier dimanche, ils nous font découvrir de nouveaux lieux.
Stijn et Ana, qui voyage de temps à autre avec lui, sont amoureux de la cuisine asiatique. Pas seulement car Ana est espagnole et me fait régulièrement la meilleure soupe de poissons au monde. De toutes les cuisines asiatique Stijn pense que la meilleure est la thaïlandaise. Mais il aime aussi la cuisine chinoise, surtout quand elle est authentique. Ce dimanche, il nous a donc emmené déguster des plats chinois qu'on ne trouve que dans de très rares restaurants en Belgique. Nous sommes allés au Beijingya, nom du restaurant en question qui veut dire en chinois canard. Vous l'aurez deviné, on y déguste le canard dans toutes ses dimensions et pas seulement le canard d'ailleurs.
Nous avons mangé en entrée: des langues de canard, on vous en sert une quinzaine par portion, dans une sauce légèrement piquante et goûteuse. La chair de la languie entoure en fait une petite lame de cartilage. Il faut donc prendre la langue en main et nettoyer avec ses dents le cartilage. Nous avons également pris des pattes de poulet. Les pattes ce ne sont pas les cuisses, ce sont les trois "doigts" des pattes de poulets, servis dans une sauce aigre douce bien relevée mais pas trop. Nous avons également goûter les estomacs de poulet dans un bouillon et des ravioles de toutes sortes d'abats (tant de volailles que de poisson).  C'est pas du bio hein, loin s'en faut, mais je me suis dit que c'était une démarche écologique que de manger tout ce qu'il y a à manger dans le canard. Si dans le cochon, tout est bon, dans le canard rien ne se barre puisqu'enb plus les chinois font des chips avec le bas des becs et les cartilages de la carcasse.
En plat, j'ai pris un assortiment de viandes laquées, soit du canard laqué, du poulet et du porc. Stijn a pris des crêpes de riz farcie (par lui même) de canard laqué accompagné d'une sauce à base de purée d'haricots noirs, Ana a pris du poulet aux champignons et Marlène un plat de nouilles. Chacun a évidemment goûté de tout.
Vous attendez mon verdict hein!!. Je vais vous le dire, ce qui m'a le plus plu ce sont les langues et les pattes, tant à cause de leur texture que de leur goût et de la sauce . L'estomac aurait pu être meilleur comme le sont les tripes espagnoles ou italienne par exemple. Les ravioles étaient aussi très bonnes. L'assortiment de viande laquées étaient bonnes mais sans plus et je crois bien que c'est Ana qui a fait le meilleur choix avec son poulet aux champignons. Je sais que comme moi, beaucoup d'entre vous aiment les aventures culinaires, elles ne sont jamais isolée du contexte. Marlène et moi étions en plein bonheur de retrouver Bruxelles (j'y ai trouvé chez un antiquaire une armoire qui abritera bientôt nos trente bières bio que nous fournira Noé Leboutte) et de retrouver Ana et Stijn qui ont toujours tellement de choses à nous raconter. En plus, se retrouver devant des mets inédits, avec un côte de Blaye qui n'était pas mal du tout, près d'une fenêtre à travers laquelle perçait le soleil, ...un dimanche de bonheur.
Le Beijingya se trouve au 8, rue Milsens (la rue Milsens donne d'un côté sur l'église Sainte Catherine à hauteur de la centrale électrique et de l'autre sur la rue de Laeken) Le dimanche, je pense qu'il vaut mieux réservé au 02 5143688. Le lieu et sa façade ne paient pas de mine. Il est même très simple, mais propre. Ce n'est ni le Shangaï, ni  la Cité du Dragon bien connu des liégeois, mais on y mange des langues de canard et des pieds de poule, et rien que cela vaut la peine.
Nous avons profité de l'occasion pour visiter le marché de Noël. Quelle richesse ces chalets! Deux nouveaux crroussel qui valent la peine d'être vu, qui sont faits de véhicules inspirés du cinémas. Je ne vous en dit pas trop pour vous laisser la surprise, mais abandonnez Liège pour une journée, allez voire le spectacle son et lumière sur la Grand Place et prévoyez la journée pour parcourir tout le marché de Noël, de la Bourse, en passant par la place Sainte Catherine et sur les quais au charbon...
Bon, l'expo de Bénédicte Moyersoen est superbe, ne ratez pas l'occasion de la voir. Si vous voulez des cadeaux originaux et pas chers pour vos proches, os paniers-cadeau bio sont prêts, ils vont de 15 à 70€ selon les bourses ainsi que nos bons cadeau-repas qui vont aussi de 20 à 55€.
Nous resytons toujours impatienst de vous accueillir. Bloquez les 27 et 28 décembre pour venir voir une en exclusivité et pour la première fois en Belgique"Lady de Nantes"qui va nous faire son cinéma

mercredi 20 novembre 2013

Benedicte Moyersoen expose à Como en Casa

  
Bénédicte Moyersoen  expose à
         Como en Casa
Jusqu’au 31 janvier 2014

Vernissage le 29 novembre à  18h30
Rue Hors Château, 76 (entrée rue de la Poule)

Dès 19h30 restaurant ouvert. Réservation 04/2320004


Depuis 2003, Bénédicte Moyersoen explore les matières brutes, privilégiant la ligne pure, aérienne,
quoique forte et dynamique.
A travers l’alternance de pleins et de vides, d’ombre et de lumière, Il y a l’invitation à aller au-delà des apparences.
Déceler les ouvertures, Pénétrer au cœur du ressenti, Rechercher l’harmonie : respiration rythmique qui nous est propre.

La semaine du café et thé continue jusque ce samedi 23 novembre, en présence de Jehane et Cécile, qui circule de table en table et vous offrent café et thé pour rentrer chez vous..
A noter également les vendredi et samedi 27 et 28 décembre, deux soirées exceptionnelles avec pour la première fois en Belgique Lady de Nantes. à ne pas rater
Je vous en reparle dans les prochaines semaines.

mardi 12 novembre 2013

a ne pas rater

Semaine du café et thé à Como en Casa

Jehanne de Calwaert et Cécile Bosch …. Sont des institutions à Liège. Leurs commerces de cafés et 

thés- Fragrances en Neuvice pour Jehanne et La Caféière, rue Puits- en- sock pour Cécile - sont 

connus de tous les liégeois ; 

Elles sont issues de la même école, celle des cafés Michotte.

Elles ont eu envie de sortir de leur antre et de leur caverne d’AliBaba respective, pour venir à notre 

rencontre dans un bâtiment qui, historiquement, a été construit pour abriter les…cafés Chat Noir et 

aujourd’hui préservent les parfums et saveurs de Como en Casa.

Au fil des années, elles ont accumulés objets, affiches, et babioles liés au café et au thé.

Venez vite découvrir tout cela, déguster et acheter ce qu’il vous plaira.

Du 15 novembre dès 18h30 au 23 novembre.

A Como en Casa, rue Hors Château, 76 entrée rue de la Poule. Tél : 04 23200

lundi 28 octobre 2013

Voici comment cela s'est passé

Voici comment cela s’est passé. Le spécialiste m’avait été conseillé par une amie de Marlène. C’était semble-t-il le meilleur spécialiste de CHU de Liège. L’amie de Marlène m’avait dit qu’il était d’un abord froid et c’était le cas, pas un sourire, juste bonjour asseyez-vous. Avez-vous des antécédents familiaux ? Avez-vous eu un accident qui pourrait expliquer votre problème ? Avez-vous travaillé dans le bruit. Fréquenté assidument des concerts ? Non à toutes les questions avais-je répondu.
Bien, installez-vous, je vais d’abord enlever les bouchons de vos oreilles, ce qu’il fit sans aucun  ménagement, en me faisant mal avec son jet d’eau et en me laissant la chemise et le pantalon trempé comme si je sortais de la douche. Maintenant, vous allez passer dans la salle d’à côté pour les tests.
C’est une jeune femme qui vint me faire passer les tests. Pas plus sympa et tout aussi froide que lui. Elle me mit un casque sur les oreilles avant de m’expliquer qu’elle allait m’envoyer des sons aigus dans les écouteurs et que je devais lui faire signe dès que je les entendais. Je dus évidemment retirer mon casque pour lui faire répéter ce qu’elle venait de me dire et que je n’avais évidemment pas entendus. Quelques secondes plus tard elle me menaça en me disant d’un ton assez agressif  si je ne levais pas la main quand j’entendais le son, elle serait obligée de continuer à l’augmenter. Je retirais de nouveau mon casque pour qu’elle me répète ce que je n’avais pas entendu. Elle m’engueula en me disant de ne pas retirer mon casque à tout bout de champ. Je lui dis que si je ne levais pas la main, c’est que je n’entendais pas le son. Et ben alors sembla-t-elle dire. Cette partie de tests dura quelques minutes et je levais la main à chaque fois que me parvenait un son aigu dans une oreille ou l’autre. Elle me mit ensuite le casque en travers de la tête, un côté au milieu du front, l’autre derrière la tête avec le même objectif mais en plus je devais dire dans quelle oreille le son me parvenait le mieux. J’eus beau me concentrer, je n’arrivais pas à distinguer laquelle des deux oreilles entendait le mieux.
Ma mauvaise ouïe était devenue un véritable problème autant pour moi que pour mes proches. Marlène n’en pouvait plus de me répéter cent fois la même chose et de devoir me les crier dans les oreilles. Mes enfants et beaux enfants s’en étaient bien amusés au début mais commençaient à la trouver saumâtre, d’autant plus que nos rapports les plus fréquents étaient téléphoniques et que les conversations étaient de plus en plus courtes vu que je comprenais tout de travers.
Cela avait commencé il y a déjà quelques années. Le premier incident se déroula un début de soirée d’été. Nos voisines, Patricia et ses deux filles étaient arrivées en courant à l’arrière de leur maison qui communiquait avec notre terrasse, mouillées et riant. Je riais avec elles tout en essayant de comprendre pourquoi elles étaient trempées. Je ne compris pas leur réponse mais juste une bribe dans laquelle il y avait le mot chine qui me fit faire un raccourci : nous passions tous les matins devant le resto chinois de la rue Sœur de Hasque et chaque matin, un jeune homme nettoyait la façade avec un tuyau d’arrosage. Chine, mouillées, mon cerveau ne fit qu’un tour : ah, vous avez été au restaurant chinois !! Sophie me répondit quelque chose en souriant, que je ne compris pas et moi d’ajouter : ben oui, on vous a arrosée. Ce dialogue de sourd (c’est le cas de le dire)dura quelques minutes, Marlène avait beau dire, c’est pas ça Mario, je n’y prêtais aucune attention, jusqu’à ce que Stéphanie, l’aînée me dise assez fort et en articulant chaque syllabe : on-n’a-pas-été- au-res-tau-rant-chi-nois, on-a-été-à-la-salle-de-gym !! Je n’en revenais pas, comment avais-je pu déraper à ce point, mais à l’époque je ne mis pas cela sur le compte de la surdité mais sur une simple erreur d’interprétation
Le deuxième incident survint quelques mois plus tard dans le magasin de tissus « Le Chien Vert » quand il était encore à la Rue de la Madeleine. Vous voyez donc que cela fait quelques années. Si vous connaissiez ce magnifique magasin, vous savez qu’au premier étage, l’escalier qui conduisait au second avait été tout simplement enlevé. Il n’y avait tout simplement plus moyen d’accéder au second étage, du moins à l’intérieur des locaux accessibles au client. J’étais fasciné par cette porte que l’on voyait là-haut et qui était devenue inaccessible. Pendant que Marlène testait les tissus du bout des doigts, j’admirais les lieux et me demandais que pouvait-il se passer dans ce grenier ? Sans doute est-ce devenu le royaume des rats et des souris, pensais-je. Il faisait très chaud ce jour-là. Marlène ayant trouvé ce qu’elle cherchait, nous nous étions retrouvés dans la petite véranda du premier autour de la table de coupe. A une question que Marlène lui posait et que je n’avais pas comprise, la vendeuse répondit en désignant le plafond. Je saisis tout de suite de quoi il s’agissait. Ben oui, vous entendez courir les souris, dis-je. La fille me regarda interloquée. Marlène intervint pour me dire que ce n’était pas de cela qu’on parlait, mais je continuais sur ma lancée. C’est normal, plus personne ne monte là-haut, il doit y avoir des pigeons, des rats, des souris, c’est cela que vous entendez. Marlène me prit pas le bras pour que je me tourne vers elle et me dit on ne parle pas des souris, j’ai dit à madame qu’il faisait chaud et elle m’a dit que c’était à cause de la véranda. Merde, me dis-je, elle ne désignait pas le plafond en parlant mais la véranda.
Mais à l’époque, même Marlène ne mettait pas cela tout à fait sur mon problème de surdité ou disons pas uniquement sur mon problème de surdité mais aussi sur ma distraction ou mes fixations. Allez savoir pourquoi, des choses comme ce type qui arrose sa façade tous les matins ou un escalier qu’on enlève dans un local commercial peuvent m’accaparer des heures si pas des journées entières.
Bon mais au fil des années, les incidents se multiplièrent et avec le restaurant devinrent de plus en plus gênants. Le sommet fut atteint à la nocturne des coteaux quand une jeune fille dut écrire sur un bout de papier ce qu’elle essayait de me commander depuis cinq minutes en hurlant directement dans mon oreille : CINQ BIERES !! Mon fils aîné avait assisté à la scène et m’avait dit c’coup-là ‘pa t’es vraiment sourd ! La gêne des clients me mettaient de plus en plus mal à l’aise, la pitié et la compassion que manifestaient certains et surtout certaines (chez les hommes c’étaient plutôt bienvenue au club) achevaient de m’humilier et de me convaincre qu’il fallait faire quelque chose. Les incidents étaient trop fréquents, j’apportais un jour une tarte au citron à un couple qui m’avait demandé l’addition et le lendemain l’addition à un autre qui m’avait demandé une tarte au citron.
J’avais donc pris rendez-vous chez un ORL. Le reste de la séance de tests tourna au calvaire. La jeune femme pas sympa du tout me reposa un casque sur les oreilles en me disant vous entendrez des …et vous les répéterez. J’entendrai quoi ? DES MOTS, hurla-t-elle en donnant une forme à sa bouche qui la faisait ressembler à la fois à Fernandel et à Fabrizio Lucchini. Je répétais donc ce qu’il me semblait entendre : Poulet. Non-c’est pas-pou-let-c’est- mu-ret. Barrière. Non- c’est-pas- bar-riè-re c’est der-riè-re. Non, c’est pas tic-ket, c’est bi-llet, non, c’est pas vin, c’est pain…Je sortis de là épuisé et vaincu. Je repassais devant le spécialiste. Bon, il n’y a pas à dire, vous avez de sérieux problèmes d’audition, comment avez-vous pu attendre si longtemps ? Parce que les gens sont gentils lui dis-je. Il n’eut pas l’air d’avoir compris mais cela ne m’étonna pas.
 J’aurai donc des appareils auditifs très bientôt. Les plus performants qui soient et qui ne me coûteront pas si chers que cela grâce au remboursement mutuelle. Il paraît que d’autres problèmes viendront avec le bruit. Mais bon on verra. Au moins cela ne m’arrivera plus de comprendre t’es con Mario alors qu’on me dit c’est bon Mario
Allei, on ferme ce vendredi 1er novembre mais on sera ouvert samedi soir 2 novembre (pas samedi midi) Au plaisir de vous servir (vos mails à mario.gotto@gmail.com. CEC google group ne reçoit pas les couriels)